Publicité comportementale: Croissance importante prévue dans les prochaines années

Croissance des investissements en publicité comportementale

Croissance des investissements en publicité comportementale

Selon eMarketer, les investissements en publicité interactive utilisant le ciblage comportemental devraient croître de façon soutenue dans les prochaines années. Ainsi, alors que ces investissements ont représenté 775 millions de $US aux États-Unis en 2008, ils devraient augmenter et atteindre 2,6 milliards de $US dans ce marché en 2014.

Nul doute que l’avenir du ciblage comportemental est prometteur, du moins si la réglementation encadrant sa pratique n’est pas trop contraignante. Il y a toujours présentement un débat aux États-Unis sur ce type de ciblage et sa compatibilité avec le respect de la vie privée. Mis à part ce risque que cette forme de publicité soit réglementée, la publicité comportementale a un avenir prometteur car elle améliore la pertinence des publicités puisqu’elle permet de rejoindre des individus ayant démontrés, par leurs comportements sur la toile, un intérêt envers un type de contenus, de produits et/ou de services.

La semaine dernière, plusieurs acteurs de l’industrie américaine se sont regroupés pour proposer d’identifier les publicités diffusées avec ciblage comportemental par une icône, afin de s’auto-réglementer et ainsi, éviter que la FTC (Federal Trade Commission) n’impose elle-même sa propre réglementation. Personnellement, je trouve que l’ajout de cette icône n’est pas nécessaire, surtout si les entreprises diffusant de la publicité comportementale permettent aux individus de consulter et de modifier leur propre profil, tout comme le fait Google à partir de cette page accessible à tout le monde. Cet autre site permet même de se soustraire au ciblage comportemental effectué par plusieurs des plus importants réseaux publicitaires. Mais surtout, je ne vois pas vraiment pourquoi on voudrait désactiver un mécanisme qui rend la publicité qui nous est proposée plus pertinente, adaptée à nos intérêts. Je serais bien d’accord pour que les pubs de rouge à lèvres qui me sont présentées soient remplacées par celles de BMW…

Chose certaine, c’est que les réseaux publicitaires ne se dotant pas d’un système efficace de ciblage comportemental font aujourd’hui une grave erreur stratégique. Cette forme de publicité est l’un des meilleurs atouts d’un réseau publicitaire, puisque ça lui permet d’augmenter la pertinence, l’efficacité et la valeur des campagnes publicitaires achetées chez lui. D’autant plus qu’un éditeur à lui seul n’a habituellement pas une portée assez importante pour pouvoir proposer de la publicité comportementale efficace.

Lancement des sites EnVoiture.ca & CarPassion.ca

CarPassion.ca et EnVoiture.ca

CarPassion.ca et EnVoiture.ca

Ceux qui lisent régulièrement ce blogue savent qu’il y a maintenant un certain temps que je planifie lancer un site bilingue pancanadien sur les voitures haut de gamme et les voitures sportives, autrement dit, les voitures d’exception suscitant la passion.

Après avoir travaillé fort ces derniers mois, nous lançons aujourd’hui même ce site, disponible dès maintenant aux adresses suivantes (versions française et anglaise) :

Par ailleurs, voici le communiqué de presse de lancement (en français et en anglais) :

Il nous ferait plaisir de recevoir vos commentaires sur EnVoiture.ca & CarPassion.ca, n’hésitez surtout pas à nous en faire part !

Le marketing Internet et la compréhension de la technologie

Marketing Internet

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Il est de plus en plus impératif d’être technophile dans l’âme et de bien comprendre comment fonctionne techniquement Internet pour établir des stratégies complètes et efficaces de marketing sur Internet et de pub interactive. Si vous n’êtes pas technophile, assurez-vous d’être toujours gentil avec les développeurs qui vous entourent.

C’est là le plus grand défi d’une personne ayant comme responsabilité d’établir une stratégie de marketing sur Internet aujourd’hui: avoir une vue d’ensemble et une compréhension de l’utilité de tous les ingrédients disponibles pour mieux servir le client (publicité graphique, SEM / On-Page SEO / Off-Page SEO / PPC, analytics, publicité par courriel, réseaux sociaux, veille stratégique, etc.) et comprendre comment fonctionnent les multiples outils d’analyse et d’optimisation. Je ne dis pas que toutes ces tâches doivent être faites par la même personne, mais je dis qu’une personne ayant une compréhension globale de cet ensemble servira définitivement mieux ses clients.

Le spécialiste du marketing Internet d’aujourd’hui doit devenir de plus en plus polyvalent. En ce sens, il doit pouvoir avoir des connaissances en publicité / marketing et pouvoir être comme un poisson dans l’eau avec un grand nombre de connaissances et d’outils technologiques. Par exemple, il doit :

  • Comprendre comment utiliser un outil de gestion publicitaire, analyser ses résultats, optimiser ses campagnes, comment fonctionne le ciblage comportemental, etc.
  • Comprendre comment utiliser efficacement les outils tels comScore MediaMetrix / AdMetrix ;
  • Comprendre comment analyser le trafic des sites, les sources de trafic, les taux de conversions, utiliser plusieurs « landing pages », etc.
  • Comprendre comment analyser les habitudes de navigation des individus ;
  • Comprendre le « On-Page SEO » (l’importance du contenu, d’un blogue, des mises à jour, des balises TITLE, la densité des mots clés, le « Sitemap », les « Anchor » adéquats, le « URL re-writing » que je ne fais pas encore sur ce blogue, etc.)
  • Comprendre le « Off-Site SEO » (comprendre le « PageRank », les pages indexées, les « Backlinks », les outils tels del.icio.us et Digg, etc.)
  • Comprendre comment fonctionne le PPC, comment choisir ses mots clés, comment maximiser son coût par clic et coût par conversion, etc.
  • Comprendre comment ne pas être « black-listé » par les fournisseurs d’accès pour les envois promotionnels par courriel, savoir quels outils utiliser pour tout bien mesurer et optimiser ces envois, etc.
  • Comprendre les réseaux sociaux, comment construire et gérer un profil (une « Fan Page » sur Facebook, un compte sur Twitter, etc.), leur impact sur le « real-time search », leur aspect viral, l’interaction qu’ils offrent avec la clientèle, etc.

Bref, les décisions marketing Internet nécessitent de plus en plus une connaissance technologique étendue pour pouvoir prendre les bonnes décisions. L’expert en marketing Internet de demain ? Il est des plus polyvalents, grâce à quoi il inspire à la fois la confiance aux dirigeants en veston-cravate qu’aux développeurs. Il ne fait pas tout lui-même, mais élabore une stratégie Internet globale efficace grâce à une vue d’ensemble et une compréhension de tous les outils mis à sa disposition.

Une gestion plus facile de la pub pré-contenu vidéo ?

IAB (US)

IAB (US)

L’un de mes billets précédents traitait de la publicité pré-contenu vidéo (ou « pre-roll video ») et des raisons pour lesquelles cette forme de publicité, quoique de plus en plus répandue, ne représentait pas autant que l’on aurait pu le croire il y a quelques années. En effet, le total investi dans cette forme de pub interactive représente à peine 12 millions, ou 0,75% du total investi sur Internet au Canada en 2008 (source: IAB Canada). Le commentaire d’un éditeur à ce billet indiquait que la complexité technologique d’intégration de ce format était probablement l’une des raisons qui expliquaient ce niveau d’investissement.

C’est vrai que la publicité pré-contenu vidéo n’est pas toujours simple à gérer pour les éditeurs. Ni pour les agences interactives, d’ailleurs. La gestion de la majorité des publicités interactives dans un outil de gestion publicitaire est simple et efficace, que celles-ci soient en formats intégrés (Big Box, Leaderboard, Skyscraper, bouton, lien texte, etc.) ou encore les publicités flottantes (« DHTML »). Mais ce n’est habituellement pas aussi simple pour la publicité pré-contenu vidéo, surtout si on achète une telle publicité chez, disons, une dizaine de fournisseurs différents. C’est que contrairement aux autres formats publicitaires, on est plus souvent qu’autrement obligé d’envoyer le matériel vidéo (ex.: fichier FLV) directement aux fournisseurs pour qu’eux-mêmes l’intègrent dans leur(s) site(s), et selon leurs spécifications propres. On finit par passer beaucoup de temps sur la production et le routage de la pièce publicitaire, temps qui aurait été plus rentable investi autrement. Dans le cas de publicité pré-contenu vidéo accompagnée d’un « Companion Ad », on pourra au moins mesurer et optimiser ce dernier format avec notre outil publicitaire tiers, et ainsi obtenir les statistiques du combo (portée, fréquence, impressions), du moins en assumant que la pub en pré-contenu vidéo aura été livrée le même nombre de fois que la pub associée.

Peut-être que ces complications ne seront plus qu’un souvenir prochainement. C’est en lisant cet article de AdvertisingAge que j’ai pris connaissance de l’initiative du IAB US (Interactive Advertising Bureau des États-Unis) qui vise à uniformiser la gestion de la publicité pré-contenu vidéo. En effet, le IAB US vient récemment de revoir son modèle de standardisation des publicités pré-contenu vidéo. Ce modèle récemment mis à jour (novembre 2009), appelé VAST 2.0 (Video Ad Serving Template), a pour objectif de simplifier grandement la gestion de cette forme de pub interactive afin de rendre son implantation similaire sur un grand nombre de sites commercialisant de la publicité. Si les éditeurs de sites et les réseaux publicitaires (« Ad Networks ») finissent pas utiliser ce modèle de standardisation, tout le monde y trouvera son compte, à savoir :

  • Éditeurs de sites: Ils pourront plus facilement faire revendre une partie ou la totalité de leur inventaire en vidéo pré-contenu par une régie publicitaire. Aussi, ils pourront accommoder leurs clients (agences interactives et annonceurs directs) en leur permettant d’utiliser leurs outils de gestion publicitaire tiers (« Third-party adserver »).
  • Réseaux publicitaires: Ils pourront plus facilement gérer des publicités pré-contenu vidéo sur les sites qu’ils représentent. Aussi, ils pourront accommoder leurs clients (agences interactives et annonceurs directs) en leur permettant d’utiliser leurs outils de gestion publicitaire tiers.
  • Agences interactives et annonceurs directs: Ils pourront utiliser tous leurs outils pour mieux gérer et optimiser leurs campagnes publicitaires incluant des publicités en pré-contenu vidéo.

Souhaitons que cette norme se répande et que, ainsi, la publicité pré-contenu vidéo devienne plus facile et rentable à gérer.

Accéder au VAST 2.0 (document PDF de 16 pages).

Quel avenir pour les Pages Jaunes ?

Pages Jaunes

Pages Jaunes

Les annuaires papier des Pages Jaunes ont été, et sont toujours aujourd’hui, une extraordinaire machine à imprimer de l’argent… Au cours de l’année 2008 (2009 n’étant pas encore disponible), le groupe Pages Jaunes a récolté des revenus de 1,7 milliard de dollars avec des bénéfices nets de plus de 509 millions (30%!) et environ 81% des revenus ont été générés par les annuaires papier. Tenez-vous bien: ces revenus de 1,7 milliard sont supérieurs au total des investissements publicitaires sur Internet en 2008 au Canada (incluant publicité graphique, publicité de recherche, petites annonces, etc.), lesquels totalisaient 1,6 milliard (source: IAB Canada) ! Mais est-ce que la lune de miel est sur le point de se terminer pour les Pages Jaunes ?

Personnellement, je n’utilise plus les gros annuaires papier des Pages Jaunes parce que les moteurs de recherche répondent mieux à mes besoins. Quand je cherche une entreprise, un commerce, un restaurant, je me pointe instantanément sur Google, où je trouve rapidement ce que je cherche et où je peux accéder à des compléments d’information utiles tels que la localisation du commerce avec Google Maps. Autrement dit, pour moi, les Pages Jaunes d’aujourd’hui et de demain, c’est Google (et, dans une moindre mesure, Bing et Yahoo). Les moteurs de recherche répondent aussi bien aux besoins des individus qui recherchent un produit ou un service, qu’aux entreprises qui peuvent se positionner pour rejoindre un grand nombre d’individus recherchant justement le produit ou le service à commercialiser, autant dans les résultats organiques que payants (ou les deux).

Le groupe Pages Jaunes a un urgent besoin de se renouveler, d’investir dans Internet, et les dirigeants de cette entreprise l’ont bien compris. Ça devient évident lorsque l’on jette un oeil à quelques-unes de leurs récentes acquisitions d’entreprises et le personnel influent oeuvrant dans l’Internet qu’ils ont récemment recruté :

  • Acquisition de Trader (autotrader.ca, hometrader.ca, autohebdo.net, etc.)
  • Acquisition de LesPAC.com (payée assez cher d’ailleurs, le dernier 50% ayant été payé pas moins de 25,2 millions de $, alors que la première moitié avait été payée 10,6 millions)
  • Prise de participation dans Dealer.com (45 millions de $ payés pour obtenir 20%!)
  • Embauches, à la fin de 2009, de plusieurs personnes influentes du Web, dont Patrick Lauzon (ex-Sun Media/Canoe, ex-Sympatico) et Nicolas Gaudreau (ex-Nurun, ex-Bell Canada/Bell.ca)

Mais même si le modèle d’affaires des Pages Jaunes sur Internet en venait à devenir plus solide dans l’avenir grâce aux acquisitions et au personnel en place, pourrait-il réussir à compenser la perte des revenus des annuaires papier ? Permettez-moi d’en douter. Lorsque je travaille avec des clients dans le domaine du commerce de détail pour établir leurs stratégies de publicité interactive, le SEM (au sens large, c’est-dire incluant SEO et PPC, comme le définissent notamment Forrester Research et eMarketer – voir ce billet à ce sujet) est un incontournable, la publicité graphique l’est souvent aussi, mais pas le site PagesJaunes.ca. Comment sera-t-il possible pour les Pages Jaunes d’en venir à avoir sur Internet un rôle aussi dominant que celui qu’ont pris leurs annuaires papier ?

On dit souvent que la bourse juge à l’avance de la performance d’un titre, et il semble bien que les boursicoteurs estiment eux aussi que les Pages Jaunes auront de la difficulté à renouveler rapidement leur modèle d’affaires et, surtout, à compenser la baisse appréhendée de ses revenus générés par ses annuaires papier. Ainsi, le titre du groupe Pages Jaunes est depuis les derniers mois à son niveau le plus bas et ce, même si le rendement de son dividende est très élevé :

  • Cote boursière (YLO.UN), au 4 janvier 2010, début de séance: 5,39$
  • Valeur comptable par action: 10,09$ (!)
  • Rendement depuis 1 an: environ -21%
  • Haut de la dernière année: 7,40$
  • Haut des 5 dernières années: 17$
  • Ratio cours-bénéfices DDM: 15,4
  • Rendement du dividende: 14,87% (!)

Les billets les plus lus en 2009 – Blogue.PubInteractive.ca

Pour terminer l’année en beauté, quoi de mieux que de présenter une compilation des billets les plus lus sur ce blogue en 2009?
Merci à tous de votre grand intérêt pour ce blogue, lancé à la fin de juillet dernier et profitant déjà d’une audience importante, composée de plusieurs habitués. Et un merci tout spécial à vous, clients, pour votre confiance.

Je vous reviens en 2010. D’ici là, je vous souhaite de très joyeuses fêtes.
- Sébastien

  1. « Croissance des investissements publicitaires par langue: tendance inquiétante » (paru le 10 août 2009)
  2. « Changements récents dans les forces de vente Internet » (paru le 25 août 2009)
  3. « SEO: achat d’un lien en dur sur une page ayant un PR élevé » (paru le 5 août 2009)
  4. « CPC et publicité graphique: illogique mais inévitable » (paru le 15 septembre 2009)
  5. « Revenus publicitaires aux USA: un autre point de vue » (paru le 7 octobre 2009)
  6. « Changements récents dans les forces de vente Internet (Part 2) » (paru le 13 octobre 2009)
  7. « L’interaction avec la bannière, un must » (paru le 28 juillet 2009)
  8. « Déjà un troisième divorce pour Sympatico.ca » (paru le 1er septembre 2009)
  9. « Régies: vouées uniquement au volume et aux mathématiques? » (paru le 20 août 2009)
  10. « CBS Interactive délaisse les réseaux de représentation publicitaire » (paru le 15 décembre 2009)
  11. « Représentant Internet: polyvalent et technophile, un atout » (paru le 23 août 2009)
  12. « SEO: Outils d’analyse gratuits » (paru le 21 octobre 2009)

CBS Interactive délaisse les réseaux de représentation publicitaire

CBS Interactive

CBS Interactive

Selon le site étatsunien ClickZ, CBS Interactive, éditeur entre autres des populaires sites CBS.com, CNet.com, ZDNet.com et GameSpot.com, vient tout juste de décider de cesser de faire affaires avec les réseaux de représentation publicitaire. Tous les réseaux publicitaires. Que ceux-ci soient généralistes, verticaux, aux États-Unis ou ailleurs. Cette décision affectera vraisemblablement le Réseau Olive, qui représentait jusqu’à maintenant les propriétés Internet de CBS Interactive au Canada. La direction de CBS Interactive se dit en position de commercialiser elle-même tout son inventaire, et affirme vouloir ainsi éviter les conflits créés par l’utilisation de multiples points de vente.

Pour ceux qui l’ignorent, peu de sites majeurs aux États-Unis sont représentés sur une base exclusive par une régie publicitaire. En effet, en raison de leur grande notoriété, ces sites ont habituellement la liberté de travailler avec plusieurs réseaux publicitaires, et ainsi optimiser les revenus en gérant adéquatement la part de voix de chaque réseau. Mais même en pouvant fonctionner ainsi, certains coupent complètement les ponts avec les maisons de représentation publicitaire car ils disposent d’une marque média assez connue, d’une grande portée, de technologies adéquates leur permettant de proposer tous les types de ciblages (CBS Interactive offre d’ailleurs le ciblage comportemental) et d’une équipe de vente interne qui leur permet de se passer de ces « forces de vente externes ». Le phénomène des sites majeurs se représentant eux-mêmes, et sur une base exclusive, prendra de l’ampleur dans les années à venir.

C’est précisément parce qu’elles minimisent le risque de devenir marginales et qu’elles sécurisent leur part de marché que les maisons de représentation publicitaire valent davantage lorsqu’elles sont propriétaires de certaines des marques médias dominantes qu’elles représentent, du moins si on analyse le tout sur le moyen ou long terme. Ainsi, les maisons de représentation publicitaire telles que BV! Media (propriétaire entre autres de BRANCHEZ-VOUS.com et Showbizz.net) ou le Réseau Olive (Cyberpresse.ca) valent à mes yeux davantage que les réseaux ne possédant aucun des sites qu’elles représentent. Et elles ne sont pas les seules à acquérir certaines des marques médias qu’elles représentent, c’est aussi le cas de Hi-Media, l’une des plus importantes régies publicitaires en Europe, qui détient plusieurs sites dont le populaire JeuxVideo.com. Et que serait aujourd’hui la valeur de Google si elle n’était qu’un réseau publicitaire sur des sites externes (« Réseau de contenu AdSense »), c’est-à-dire si elle n’était pas aussi propriétaire du plus important site de recherche et, dans une moindre mesure, YouTube (propriété de Google) ? Assurément beaucoup moins importante que présentement. Les sites dont elles sont propriétaires prendront de plus en plus de valeur dans le futur, et présentent notamment l’avantage de ne jamais mettre un terme au contrat qui les lie à la maison de représentation publicitaire (comme peuvent le faire les sites indépendants!).

L’avenir des maisons de représentation publicitaire passe en partie par cette prise de contrôle de certaines des marques médias fortes et ciblées qu’elles représentent. Mais leur avenir est aussi conditionnel à la qualité du service qu’elles sont en mesure d’offrir. Elles doivent être conscientes que c’est un privilège de pouvoir obtenir le mandat de commercialiser l’inventaire publicitaire qu’un éditeur a travaillé très fort à bâtir. Elle doivent aussi valoriser cet inventaire et, pour ce faire, le connaître sur le bout de leurs doigts. La maison de représentation publicitaire devient le visage d’un site auprès des annonceurs, l’éditeur veut évidemment sentir que son « porte-parole B2B » le représente dignement. Si la maison de représentation publicitaire ne respecte pas cette recette, elle ne sera vouée qu’au volume et aux mathématiques.

Il y a plusieurs avantages à faire affaires avec une maison de représentation publicitaire dans notre marché. Il faut par contre savoir choisir laquelle nous servira le mieux en fonction de notre réalité propre (audience ciblée, trafic, etc.), chacune ayant ses forces et ses faiblesses. Il faut par ailleurs être conscient que vous, éditeur, êtes primordial dans la commercialisation de votre site. Vous devrez intéresser votre maison de représentation publicitaire à votre site si vous voulez ensuite qu’elle intéresse les annonceurs, et vous pouvez vous-même travailler à rendre votre site attrayant pour les annonceurs.

Ciblage comportemental et vie privée: débat aux États-Unis

Comme je le mentionnais dans ce billet, le succès de la publicité interactive est directement relié à la pertinence avec le contenu auquel elle est associée. C’est vrai autant en publicité textuelle dans les moteurs de recherche qu’en publicité graphique. Une des façons de s’assurer de la pertinence du message avec l’audience rejointe est le ciblage comportemental, selon lequel l’affichage de la publicité prend en compte les comportements de navigation de l’usager tels que les types de contenus visités, les mots cherchés dans les moteurs de recherche, les publicités cliquées, etc. Ce système, à la base, utilise les cookies stockés sur les ordinateurs des individus pour identifier leurs comportements. Ceci étant dit, l’individu tel quel n’est pas reconnu, ce qui laissait à penser que la vie privée était respectée. Jusqu’à maintenant, du moins.

Il y a présentement un débat aux États-Unis à ce sujet, débat impliquant la FTC (Federal Trade Commission) et le IAB (Interactive Advertising Bureau). En gros, la FTC a demandé récemment au IAB de mieux éduquer le grand public sur la collecte et l’utilisation de données sur les utilisateurs d’Internet, de façon à pouvoir mieux s’auto-réglementer dans son marché (voir cet article à ce sujet). Le IAB a répondu à la FTC en lançant la semaine dernière une campagne de publicité interactive visant notamment à démontrer que la collecte et l’utilisation de données sur les utilisateurs permettent à la pub d’être plus pertinente, sans reconnaître personnellement l’utilisateur.

Google, comme toujours précurseur en publicité interactive, permet déjà à tout le monde de voir comment son profil est défini dans son système et, surtout, de modifier ou même désactiver carrément le ciblage comportemental. Ce lundi 7 décembre, c’était au tour de Yahoo! d’annoncer qu’il permet dorénavant aux individus non seulement de voir comment ils sont « profilés » par son système comportemental (avec un système de pointage utilisant pour chaque critère les valeurs « Bas, Moyen ou Élevé »), mais aussi de modifier ou même de ne pas prendre en compte leur profil dans le but d’afficher de la publicité comportementale.

Je ne sais pas pour vous, mais ce débat m’intéresse au plus haut point. À mon avis, il est dans l’intérêt de tout le monde (autant annonceurs, éditeurs de sites, régies publicitaires qu’internautes) d’utiliser des moyens comme le ciblage comportemental pour que la publicité et le contenu soient davantage pertinents. Peut-être que la solution est effectivement de permettre à tout le monde de modifier ou désactiver l’affichage de publicité selon les comportements, puisque de toute façon personne ne voudra s’en priver si le tout rend l’expérience de navigation plus intéressante !

Standardisation de la pub interactive: à la fois bénéfique et nuisible

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Plusieurs articles récents font état de taux de clics toujours plus bas, et surtout, d’une vérité qui dérange: une minorité seulement d’internautes cliquerait occasionnellement ou régulièrement sur les pubs standards (eMarketer établit à seulement 16% les individus qui cliqueraient au moins occasionnellement sur les pubs standards sur Internet). Samuel Parent a d’ailleurs publié récemment un texte à ce sujet sur son blogue. On en vient à se demander si la mesure des clics ne devrait pas être tout simplement ignorée. C’est vrai que les clics, comme j’en parlais dans ce billet, devraient plus souvent qu’autrement être considérés comme un bonus dans le cadre de campagnes en publicité graphique.

Reste qu’il est toujours possible d’obtenir à la fois un grand impact et un grand nombre de visites instantanées vers le site de l’annonceur (autrement dit, des clics) à l’aide de la publicité graphique et ce, sans avoir à livrer 1000 impressions pour chaque clic généré. Mais le tout est possible si on met de côté cette sacro-sainte standardisation si chère à tous et qu’on utilise un format nous permettant de sortir des sentiers battus. Oui, la standardisation des formats publicitaires a permis de s’adapter à la grande fragmentation du média Internet en balançant le même format sur un milliard de sites. Oui, la standardisation facilite l’utilisation de nos outils de gestion publicitaire et de nos ciblages. Oui, la standardisation facilite aussi la vie des éditeurs puisqu’ils n’ont pas à modifier sans cesse leur site pour intégrer ce qu’ils considèrent souvent comme un « mal nécessaire ». Mais ne sommes-nous pas alors un peu à côté de ce que devrait être une vraie bonne publicité? C’est-à-dire innovatrice, distinctive, visant le A et le I du fameux AIDA (attirer l’Attention et susciter l’Intérêt) afin de pouvoir ensuite espérer générer le D et le A (le Désir et l’Achat)?

De par sa nature, l’Internet devrait être tout sauf normalisé… C’est le média champion de la flexibilité. Ce n’est pas normal qu’on ait parfois l’impression de se limiter à un moins grand nombre de formats publicitaires que, par exemple, dans la presse écrite. Si tous les sites de la planète utilisent toujours le même format, est-ce qu’il est étonnant que celui-ci ne soit plus remarqué autant qu’avant, surtout en considérant que l’audience, contrairement à la télé ou à la radio, n’est pas obligé de se taper la pub (elle peut toujours regarder ailleurs) ? Et en plus, une fois qu’un site a déterminé l’emplacement de la pub dans ses pages, il le présente toujours au même endroit (ex.: en haut à droite), plus souvent qu’autrement pendant des années… N’est-il donc pas écrit dans le front des pubs présentées dans ce format et à cet endroit que « Je suis une pub, tu sais, comme toutes les autres, je ne fais pas partie du contenu, tu peux regarder ailleurs si tu veux » ?

Ceci étant dit, un bémol: les formats standards demeurent intéressants pour les annonceurs s’ils sont vendus à un coût de plus en plus bas. Ils nous permettent notamment d’obtenir une très large portée, tout en nous permettant d’appliquer un ciblage géographique, un cap de fréquence, etc. Mais ils doivent être vendus de moins en moins chers, puisqu’ils rejoignent des individus de moins en moins attentifs à leurs messages. Pour être davantage remarqué et générer un grand nombre de visites instantanées vers son site sans avoir à générer un très grand nombre d’impressions, on lui préférera par exemple une intégration sur mesure, une publicité flottante, un habillage de site, etc. D’ailleurs, l’avenir de la pub interactive se situe dans une forme davantage intégrée au contenu, où la limite entre le rédactionnel et le commandité est poreuse, floue, malléable.

Rejoindre uniquement un profil démographique précis

Audience Facebook

Audience Facebook

Lorsque vient le temps d’établir un plan média Internet, plusieurs outils existent pour sélectionner les supports de parution en fonction de la composition de leur audience (comScore, sondage interne des sites, etc.). Ceux-ci seront notamment utiles dans le cadre de campagnes visant à avoir une emphase sur une audience en particulier.

Il existe aussi des solutions pour les campagnes ayant comme impératif de rejoindre uniquement un profil démographique précis, afin d’éliminer les « pertes ». Ainsi, en plus des envois promotionnels par courriel dédiés et ciblés « opt-in », plusieurs des sites dans lesquels les utilisateurs doivent s’identifier offrent de faire ce type de ciblage. Par exemple, citons les sites de rencontres (ReseauContact.com, NetClubRencontre.com, RencontreSportive.com, etc.), Hotmail.com et Facebook.com. Sur tous ces sites, il vous est possible de rejoindre, par exemple, uniquement les femmes âgées entre 25 et 34 ans. Vous pourrez ainsi être vu seulement par ces personnes, et pour probablement moins cher que vous ne le pensez. Il faut dire à ce sujet que Hotmail.com et Facebook.com sont un peu ce que WalMart est au commerce de détail: des géants étatsuniens qui disposent d’un inventaire monstrueux, et qui en viennent à avoir un impact à la baisse sur les prix pratiqués en général. À titre d’exemple, la mise maximale suggérée par Facebook pour rejoindre uniquement ses 35 000 femmes âgées de 20 ans reconnues comme habitant à Montréal est actuellement de… 0,21$ CPM, ou encore 0,44$ CPC. Bien que la publicité qui y sera affichée est statique et de dimensions réduites, le coût demandé est carrément dérisoire pour être à ce point ciblé.

Reste que ce type de placement ne permettra pas de profiter de la valeur ajoutée de l’association à une marque média à la fois forte et ciblée à un type de contenu ou de marché. Pour augmenter sa notoriété et sa crédibilité, rien de tel que de s’associer à des supports de parution pertinents avec notre marque, que cette association prenne la forme de bannière ou, encore mieux, d’intégration sur mesure.