Divorce entre John Sclapari et 247 Real Media

Tout un changement que celui-ci: John Sclapari quitte 247 Real Media après avoir occupé le poste de directeur des ventes nationales pendant plus de 10 ans au sein de cette entreprise. Celui qui dirigeait le bureau montréalais de 247 Real Media affirme maintenant vouloir prendre du temps pour réfléchir aux différentes opportunités qui s’offrent à lui.

Par ailleurs, plusieurs rumeurs récentes laissent entendre que 247 Real Media centralise de plus en plus le contrôle de ses activités à partir de son bureau de New York, allant même jusqu’à contacter plusieurs éditeurs de sites canadiens et québécois directement à partir de ce bureau pour offrir leurs services de représentation publicitaire. Il semblerait que cette entreprise soit plus que jamais intéressée à représenter les sites canadiens et québécois sur une base non-exclusive, comme c’est habituellement la façon de procéder dans le marché américain. Les bureaux de Toronto et de Montréal se concentrent donc dorénavant uniquement sur la vente de publicité interactive, c’est-à-dire qu’ils ne semblent plus être en charge de la signature d’ententes de représentation publicitaire.

Est-ce que ça revient à dire que les maisons de représentation publicitaires s’éloignent du modèle de mandat exclusif et pro-actif qui a été jusqu’ici préconisé au Québec ? Est-ce que celles-ci seront de plus en plus vouées au volume et aux mathématiques ? À suivre.

Parmi les autres changements récents dans les forces de vente en publicité interactive, citons ceux-ci :

  • Jean-Philippe Doucet (ex-Astral iMédia) devient directeur de comptes nationaux chez Transcontinental.
  • Jean Rodrigue (ex-TQS) devient directeur du développement des affaires chez VideoEgg.

Articles intéressants parus cette semaine

Je vous invite à consulter ces 2 articles très intéressants parus cette semaine (en anglais) :

Sur Wired :
How Google’s Algorithm Rules the Web

Sur eMarketer :
Search and Display Advertising Synergies

Facebook: nouvelles statistiques d’achalandage (US)

Facebook

Facebook

La firme comScore, via son service AdMetrix, dévoilait il y a quelques jours des statistiques récentes sur l’évolution de l’utilisation de Facebook aux États-Unis. Ces statistiques démontrent une fois de plus à quel point Facebook, qui vient de fêter son 5e anniversaire, est plus que jamais dominant en terme de trafic, de portée, de temps passé sur le site, de fréquence des visites, etc.
L’énorme portée de Facebook, jumelée à la possibilité d’y rejoindre un public précis en ciblant les usagers selon leur profil socio-démographique et leurs intérêts, en font un support publicitaire de mise dans le cadre d’un grand nombre de campagnes en pub interactive. Surtout en combinant à cette publicité une page promotionnelle (« Fan Page ») et en visant l’endossement des usagers pour obtenir un effet viral « intra-Facebook ». Et pour ceux qui affirment que la publicité n’est pas vue sur Facebook, je répondrais que celle-ci peut être achetée au clic même si elle est très ciblée et que, pour être efficace sur ce site, elle doit justement être intégrée de façon à être perçue comme un contenu proposé plutôt que comme une pub « trop évidente » (lire: ne pas être un format standard IAB).

Facebook vs MySpace et Twitter
Facebook a connu une progression importante entre décembre 2008 et décembre 2009, doublant même son nombre de visiteurs uniques, alors que MySpace a continué sa descente et que Twitter ne réussit pas encore à séduire la masse, comme le démontre ce premier tableau :

Facebook, MySpace et Twitter

Facebook, MySpace et Twitter

La portée, la fréquence d’utilisation et le temps passé sur Facebook
Ce qui impressionne particulièrement, c’est le temps passé et la fréquence d’utilisation des usagers de Facebook. Ainsi, les 112 millions d’utilisateurs américains ont visité en moyenne 27,4 fois Facebook au cours du mois de décembre 2009, et ont passé pas moins de 23,7 minutes au cours des journées où ils se sont connectés au site. Le temps moyen par visite, quant à lui, est de 9 minutes (plusieurs usagers visitant le site à plusieurs reprises au cours d’une même journée).

Données achalandage Facebook (US)

Données achalandage Facebook (US)


La composition: beaucoup de jeunes, tout en étant de plus en plus démocratisée
Facebook est loin de rejoindre uniquement les adolescents et les jeunes adultes. Le groupe d’âge ayant connu la plus importante progression au cours de la dernière année est celui des 25-34 ans, suivi par les 35-49 ans. Et il est utile de rappeler que pas moins de 18,7% des usagers de Facebook sont âgés de 50 ans et plus.
Composition de Facebook

Composition de Facebook

Ceux qui me connaissent savent à quel point la réussite des éditeurs de sites québécois me tient à coeur. Autant que possible, je privilégie les achats médias sur les propriétés québécoises. Ceci étant, les monstres étatsuniens tels Facebook ne peuvent être ignorés au moment d’élaborer une stratégie interactive dans laquelle ils sont compatibles avec nos objectifs communicationnels. Le but est de rejoindre un public cible précis à l’endroit où celui-ci se trouve, et dans bien des cas, Facebook est une des solutions incontournables pour rejoindre celui-ci.

L’avenir de Bing est prometteur

Bing

Bing

On le sait, Google domine outrageusement le marché des  engins de recherches et ce, autant ici que partout dans le monde. D’ailleurs, l’entreprise américaine Net Applications estimait récemment que Google s’est accaparé en décembre 2009 de 85,34% des parts de marché mondiales de tous les moteurs de recherche sur Internet. Ainsi, un grand nombre d’individus naviguant sur Internet utilisent uniquement Google lorsqu’ils recherchent sur Internet. Et tout comme eux, un grand nombre des entreprises désirant les rejoindre utilisent uniquement Google dans le cadre de leur stratégie en SEM PPC. Mais cette situation pourrait bien changer.

Bing comme alternative à Google pour les individus naviguant sur Internet :

Tout d’abord, je considère l’outil Bing comme étant très efficace, c’est-à-dire qu’il propose des résultats de recherches très pertinents. Faites le test, vous verrez. Beaucoup d’énergie a dû être investie du côté de Microsoft pour arriver à de si bons résultats. C’est la base, les individus ne l’adopteront pas s’ils considèrent l’outil comme étant moins performant que Google (quelqu’un utilise toujours aujourd’hui Alta Vista?).

Ensuite, une entente récente entre Microsoft et Facebook.com pourrait grandement aider Bing à être utilisé par un grand nombre d’individus. En effet, et bien que Google soit très fort, Facebook est devenu un monstre en terme de portée et de trafic. Bing deviendra dorénavant le moteur de recherches officiel et exclusif de Facebook très prochainement, non seulement aux États-Unis, mais partout dans le monde. Cette entente est majeure, puisqu’un grand nombre d’individus seront amenés à découvrir et utiliser Bing à partir de Facebook.

Par ailleurs, une meilleure intégration de Bing dans les différents produits Microsoft (Office, Windows, XBox Live, Hotmail, MSN, etc.) permettrait à l’outil de gagner en notoriété et en nombre d’utilisateurs. À ce niveau, il me semble que Microsoft pourrait faire beaucoup mieux. Comme le rapportait un ancien vice-président de Microsoft ces derniers jours, il semble qu’il y ait plusieurs guerres intestines entre les différentes équipes du géant de Redmond (équipe Office, équipe Windows, MSN, etc.) qui compliquent cette complémentarité. Ceci étant, il me semble impensable que cette convergence ne soit pas utilisée pour promouvoir Bing dans l’avenir.

Bing comme alternative à Google pour les annonceurs :

Je suis de plus en plus impressionné par le système adCenter de Microsoft. Son utilisation est conviviale, je peux facilement y importer les mots clés utilisés dans Google AdWords, etc. Mais surtout, ce sont les résultats qui m’impressionnent: j’obtiens un positionnement supérieur et omniprésent dans les résultats, le tout pour un coût de revient par clic bien inférieur. Le tout est possible en raison du moins grand nombre de compétiteurs s’y retrouvant, puisqu’un grand nombre d’annonceurs décident de se concentrer sur Google en raison de sa domination du marché.

Soyons réalistes, Bing ne pourra pas remplacer Google. Mais il devrait à tout le moins être utilisé comme complément à celui-ci dans vos stratégies de SEM PPC, surtout en considérant qu’il devrait vous en donner beaucoup pour votre argent.

Et vous, pensez-vous que Bing a des chances de gagner des parts de marché sur Google dans les prochaines années?

Mise à jour, jeudi 11 février :
Un article paru aujourd’hui sur ClickZ.com révèle que la part de marché de Bing a justement progressé de pas moins de 5% en janvier 2010 aux États-Unis, alors que celle de Google et celle de Yahoo ont toutes deux baissées (respectivement de 1% et 2%). Google est toujours aussi dominant, mais peut-être est-ce que l’augmentation de la part de marché de Bing sera constante dans les mois à venir.

Publicité comportementale: Croissance importante prévue dans les prochaines années

Croissance des investissements en publicité comportementale

Croissance des investissements en publicité comportementale

Selon eMarketer, les investissements en publicité interactive utilisant le ciblage comportemental devraient croître de façon soutenue dans les prochaines années. Ainsi, alors que ces investissements ont représenté 775 millions de $US aux États-Unis en 2008, ils devraient augmenter et atteindre 2,6 milliards de $US dans ce marché en 2014.

Nul doute que l’avenir du ciblage comportemental est prometteur, du moins si la réglementation encadrant sa pratique n’est pas trop contraignante. Il y a toujours présentement un débat aux États-Unis sur ce type de ciblage et sa compatibilité avec le respect de la vie privée. Mis à part ce risque que cette forme de publicité soit réglementée, la publicité comportementale a un avenir prometteur car elle améliore la pertinence des publicités puisqu’elle permet de rejoindre des individus ayant démontrés, par leurs comportements sur la toile, un intérêt envers un type de contenus, de produits et/ou de services.

La semaine dernière, plusieurs acteurs de l’industrie américaine se sont regroupés pour proposer d’identifier les publicités diffusées avec ciblage comportemental par une icône, afin de s’auto-réglementer et ainsi, éviter que la FTC (Federal Trade Commission) n’impose elle-même sa propre réglementation. Personnellement, je trouve que l’ajout de cette icône n’est pas nécessaire, surtout si les entreprises diffusant de la publicité comportementale permettent aux individus de consulter et de modifier leur propre profil, tout comme le fait Google à partir de cette page accessible à tout le monde. Cet autre site permet même de se soustraire au ciblage comportemental effectué par plusieurs des plus importants réseaux publicitaires. Mais surtout, je ne vois pas vraiment pourquoi on voudrait désactiver un mécanisme qui rend la publicité qui nous est proposée plus pertinente, adaptée à nos intérêts. Je serais bien d’accord pour que les pubs de rouge à lèvres qui me sont présentées soient remplacées par celles de BMW…

Chose certaine, c’est que les réseaux publicitaires ne se dotant pas d’un système efficace de ciblage comportemental font aujourd’hui une grave erreur stratégique. Cette forme de publicité est l’un des meilleurs atouts d’un réseau publicitaire, puisque ça lui permet d’augmenter la pertinence, l’efficacité et la valeur des campagnes publicitaires achetées chez lui. D’autant plus qu’un éditeur à lui seul n’a habituellement pas une portée assez importante pour pouvoir proposer de la publicité comportementale efficace.

Lancement des sites EnVoiture.ca & CarPassion.ca

CarPassion.ca et EnVoiture.ca

CarPassion.ca et EnVoiture.ca

Ceux qui lisent régulièrement ce blogue savent qu’il y a maintenant un certain temps que je planifie lancer un site bilingue pancanadien sur les voitures haut de gamme et les voitures sportives, autrement dit, les voitures d’exception suscitant la passion.

Après avoir travaillé fort ces derniers mois, nous lançons aujourd’hui même ce site, disponible dès maintenant aux adresses suivantes (versions française et anglaise) :

Par ailleurs, voici le communiqué de presse de lancement (en français et en anglais) :

Il nous ferait plaisir de recevoir vos commentaires sur EnVoiture.ca & CarPassion.ca, n’hésitez surtout pas à nous en faire part !

Le marketing Internet et la compréhension de la technologie

Marketing Internet

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Il est de plus en plus impératif d’être technophile dans l’âme et de bien comprendre comment fonctionne techniquement Internet pour établir des stratégies complètes et efficaces de marketing sur Internet et de pub interactive. Si vous n’êtes pas technophile, assurez-vous d’être toujours gentil avec les développeurs qui vous entourent.

C’est là le plus grand défi d’une personne ayant comme responsabilité d’établir une stratégie de marketing sur Internet aujourd’hui: avoir une vue d’ensemble et une compréhension de l’utilité de tous les ingrédients disponibles pour mieux servir le client (publicité graphique, SEM / On-Page SEO / Off-Page SEO / PPC, analytics, publicité par courriel, réseaux sociaux, veille stratégique, etc.) et comprendre comment fonctionnent les multiples outils d’analyse et d’optimisation. Je ne dis pas que toutes ces tâches doivent être faites par la même personne, mais je dis qu’une personne ayant une compréhension globale de cet ensemble servira définitivement mieux ses clients.

Le spécialiste du marketing Internet d’aujourd’hui doit devenir de plus en plus polyvalent. En ce sens, il doit pouvoir avoir des connaissances en publicité / marketing et pouvoir être comme un poisson dans l’eau avec un grand nombre de connaissances et d’outils technologiques. Par exemple, il doit :

  • Comprendre comment utiliser un outil de gestion publicitaire, analyser ses résultats, optimiser ses campagnes, comment fonctionne le ciblage comportemental, etc.
  • Comprendre comment utiliser efficacement les outils tels comScore MediaMetrix / AdMetrix ;
  • Comprendre comment analyser le trafic des sites, les sources de trafic, les taux de conversions, utiliser plusieurs « landing pages », etc.
  • Comprendre comment analyser les habitudes de navigation des individus ;
  • Comprendre le « On-Page SEO » (l’importance du contenu, d’un blogue, des mises à jour, des balises TITLE, la densité des mots clés, le « Sitemap », les « Anchor » adéquats, le « URL re-writing » que je ne fais pas encore sur ce blogue, etc.)
  • Comprendre le « Off-Site SEO » (comprendre le « PageRank », les pages indexées, les « Backlinks », les outils tels del.icio.us et Digg, etc.)
  • Comprendre comment fonctionne le PPC, comment choisir ses mots clés, comment maximiser son coût par clic et coût par conversion, etc.
  • Comprendre comment ne pas être « black-listé » par les fournisseurs d’accès pour les envois promotionnels par courriel, savoir quels outils utiliser pour tout bien mesurer et optimiser ces envois, etc.
  • Comprendre les réseaux sociaux, comment construire et gérer un profil (une « Fan Page » sur Facebook, un compte sur Twitter, etc.), leur impact sur le « real-time search », leur aspect viral, l’interaction qu’ils offrent avec la clientèle, etc.

Bref, les décisions marketing Internet nécessitent de plus en plus une connaissance technologique étendue pour pouvoir prendre les bonnes décisions. L’expert en marketing Internet de demain ? Il est des plus polyvalents, grâce à quoi il inspire à la fois la confiance aux dirigeants en veston-cravate qu’aux développeurs. Il ne fait pas tout lui-même, mais élabore une stratégie Internet globale efficace grâce à une vue d’ensemble et une compréhension de tous les outils mis à sa disposition.

Une gestion plus facile de la pub pré-contenu vidéo ?

IAB (US)

IAB (US)

L’un de mes billets précédents traitait de la publicité pré-contenu vidéo (ou « pre-roll video ») et des raisons pour lesquelles cette forme de publicité, quoique de plus en plus répandue, ne représentait pas autant que l’on aurait pu le croire il y a quelques années. En effet, le total investi dans cette forme de pub interactive représente à peine 12 millions, ou 0,75% du total investi sur Internet au Canada en 2008 (source: IAB Canada). Le commentaire d’un éditeur à ce billet indiquait que la complexité technologique d’intégration de ce format était probablement l’une des raisons qui expliquaient ce niveau d’investissement.

C’est vrai que la publicité pré-contenu vidéo n’est pas toujours simple à gérer pour les éditeurs. Ni pour les agences interactives, d’ailleurs. La gestion de la majorité des publicités interactives dans un outil de gestion publicitaire est simple et efficace, que celles-ci soient en formats intégrés (Big Box, Leaderboard, Skyscraper, bouton, lien texte, etc.) ou encore les publicités flottantes (« DHTML »). Mais ce n’est habituellement pas aussi simple pour la publicité pré-contenu vidéo, surtout si on achète une telle publicité chez, disons, une dizaine de fournisseurs différents. C’est que contrairement aux autres formats publicitaires, on est plus souvent qu’autrement obligé d’envoyer le matériel vidéo (ex.: fichier FLV) directement aux fournisseurs pour qu’eux-mêmes l’intègrent dans leur(s) site(s), et selon leurs spécifications propres. On finit par passer beaucoup de temps sur la production et le routage de la pièce publicitaire, temps qui aurait été plus rentable investi autrement. Dans le cas de publicité pré-contenu vidéo accompagnée d’un « Companion Ad », on pourra au moins mesurer et optimiser ce dernier format avec notre outil publicitaire tiers, et ainsi obtenir les statistiques du combo (portée, fréquence, impressions), du moins en assumant que la pub en pré-contenu vidéo aura été livrée le même nombre de fois que la pub associée.

Peut-être que ces complications ne seront plus qu’un souvenir prochainement. C’est en lisant cet article de AdvertisingAge que j’ai pris connaissance de l’initiative du IAB US (Interactive Advertising Bureau des États-Unis) qui vise à uniformiser la gestion de la publicité pré-contenu vidéo. En effet, le IAB US vient récemment de revoir son modèle de standardisation des publicités pré-contenu vidéo. Ce modèle récemment mis à jour (novembre 2009), appelé VAST 2.0 (Video Ad Serving Template), a pour objectif de simplifier grandement la gestion de cette forme de pub interactive afin de rendre son implantation similaire sur un grand nombre de sites commercialisant de la publicité. Si les éditeurs de sites et les réseaux publicitaires (« Ad Networks ») finissent pas utiliser ce modèle de standardisation, tout le monde y trouvera son compte, à savoir :

  • Éditeurs de sites: Ils pourront plus facilement faire revendre une partie ou la totalité de leur inventaire en vidéo pré-contenu par une régie publicitaire. Aussi, ils pourront accommoder leurs clients (agences interactives et annonceurs directs) en leur permettant d’utiliser leurs outils de gestion publicitaire tiers (« Third-party adserver »).
  • Réseaux publicitaires: Ils pourront plus facilement gérer des publicités pré-contenu vidéo sur les sites qu’ils représentent. Aussi, ils pourront accommoder leurs clients (agences interactives et annonceurs directs) en leur permettant d’utiliser leurs outils de gestion publicitaire tiers.
  • Agences interactives et annonceurs directs: Ils pourront utiliser tous leurs outils pour mieux gérer et optimiser leurs campagnes publicitaires incluant des publicités en pré-contenu vidéo.

Souhaitons que cette norme se répande et que, ainsi, la publicité pré-contenu vidéo devienne plus facile et rentable à gérer.

Accéder au VAST 2.0 (document PDF de 16 pages).

Quel avenir pour les Pages Jaunes ?

Pages Jaunes

Pages Jaunes

Les annuaires papier des Pages Jaunes ont été, et sont toujours aujourd’hui, une extraordinaire machine à imprimer de l’argent… Au cours de l’année 2008 (2009 n’étant pas encore disponible), le groupe Pages Jaunes a récolté des revenus de 1,7 milliard de dollars avec des bénéfices nets de plus de 509 millions (30%!) et environ 81% des revenus ont été générés par les annuaires papier. Tenez-vous bien: ces revenus de 1,7 milliard sont supérieurs au total des investissements publicitaires sur Internet en 2008 au Canada (incluant publicité graphique, publicité de recherche, petites annonces, etc.), lesquels totalisaient 1,6 milliard (source: IAB Canada) ! Mais est-ce que la lune de miel est sur le point de se terminer pour les Pages Jaunes ?

Personnellement, je n’utilise plus les gros annuaires papier des Pages Jaunes parce que les moteurs de recherche répondent mieux à mes besoins. Quand je cherche une entreprise, un commerce, un restaurant, je me pointe instantanément sur Google, où je trouve rapidement ce que je cherche et où je peux accéder à des compléments d’information utiles tels que la localisation du commerce avec Google Maps. Autrement dit, pour moi, les Pages Jaunes d’aujourd’hui et de demain, c’est Google (et, dans une moindre mesure, Bing et Yahoo). Les moteurs de recherche répondent aussi bien aux besoins des individus qui recherchent un produit ou un service, qu’aux entreprises qui peuvent se positionner pour rejoindre un grand nombre d’individus recherchant justement le produit ou le service à commercialiser, autant dans les résultats organiques que payants (ou les deux).

Le groupe Pages Jaunes a un urgent besoin de se renouveler, d’investir dans Internet, et les dirigeants de cette entreprise l’ont bien compris. Ça devient évident lorsque l’on jette un oeil à quelques-unes de leurs récentes acquisitions d’entreprises et le personnel influent oeuvrant dans l’Internet qu’ils ont récemment recruté :

  • Acquisition de Trader (autotrader.ca, hometrader.ca, autohebdo.net, etc.)
  • Acquisition de LesPAC.com (payée assez cher d’ailleurs, le dernier 50% ayant été payé pas moins de 25,2 millions de $, alors que la première moitié avait été payée 10,6 millions)
  • Prise de participation dans Dealer.com (45 millions de $ payés pour obtenir 20%!)
  • Embauches, à la fin de 2009, de plusieurs personnes influentes du Web, dont Patrick Lauzon (ex-Sun Media/Canoe, ex-Sympatico) et Nicolas Gaudreau (ex-Nurun, ex-Bell Canada/Bell.ca)

Mais même si le modèle d’affaires des Pages Jaunes sur Internet en venait à devenir plus solide dans l’avenir grâce aux acquisitions et au personnel en place, pourrait-il réussir à compenser la perte des revenus des annuaires papier ? Permettez-moi d’en douter. Lorsque je travaille avec des clients dans le domaine du commerce de détail pour établir leurs stratégies de publicité interactive, le SEM (au sens large, c’est-dire incluant SEO et PPC, comme le définissent notamment Forrester Research et eMarketer – voir ce billet à ce sujet) est un incontournable, la publicité graphique l’est souvent aussi, mais pas le site PagesJaunes.ca. Comment sera-t-il possible pour les Pages Jaunes d’en venir à avoir sur Internet un rôle aussi dominant que celui qu’ont pris leurs annuaires papier ?

On dit souvent que la bourse juge à l’avance de la performance d’un titre, et il semble bien que les boursicoteurs estiment eux aussi que les Pages Jaunes auront de la difficulté à renouveler rapidement leur modèle d’affaires et, surtout, à compenser la baisse appréhendée de ses revenus générés par ses annuaires papier. Ainsi, le titre du groupe Pages Jaunes est depuis les derniers mois à son niveau le plus bas et ce, même si le rendement de son dividende est très élevé :

  • Cote boursière (YLO.UN), au 4 janvier 2010, début de séance: 5,39$
  • Valeur comptable par action: 10,09$ (!)
  • Rendement depuis 1 an: environ -21%
  • Haut de la dernière année: 7,40$
  • Haut des 5 dernières années: 17$
  • Ratio cours-bénéfices DDM: 15,4
  • Rendement du dividende: 14,87% (!)

Les billets les plus lus en 2009 – Blogue.PubInteractive.ca

Pour terminer l’année en beauté, quoi de mieux que de présenter une compilation des billets les plus lus sur ce blogue en 2009?
Merci à tous de votre grand intérêt pour ce blogue, lancé à la fin de juillet dernier et profitant déjà d’une audience importante, composée de plusieurs habitués. Et un merci tout spécial à vous, clients, pour votre confiance.

Je vous reviens en 2010. D’ici là, je vous souhaite de très joyeuses fêtes.
- Sébastien

  1. « Croissance des investissements publicitaires par langue: tendance inquiétante » (paru le 10 août 2009)
  2. « Changements récents dans les forces de vente Internet » (paru le 25 août 2009)
  3. « SEO: achat d’un lien en dur sur une page ayant un PR élevé » (paru le 5 août 2009)
  4. « CPC et publicité graphique: illogique mais inévitable » (paru le 15 septembre 2009)
  5. « Revenus publicitaires aux USA: un autre point de vue » (paru le 7 octobre 2009)
  6. « Changements récents dans les forces de vente Internet (Part 2) » (paru le 13 octobre 2009)
  7. « L’interaction avec la bannière, un must » (paru le 28 juillet 2009)
  8. « Déjà un troisième divorce pour Sympatico.ca » (paru le 1er septembre 2009)
  9. « Régies: vouées uniquement au volume et aux mathématiques? » (paru le 20 août 2009)
  10. « CBS Interactive délaisse les réseaux de représentation publicitaire » (paru le 15 décembre 2009)
  11. « Représentant Internet: polyvalent et technophile, un atout » (paru le 23 août 2009)
  12. « SEO: Outils d’analyse gratuits » (paru le 21 octobre 2009)