L’évolution de la planification média Internet

Ciblage-publicité-interactive

Ciblage publicité interactive

Plus que jamais, la façon dont doit être approchée la planification média en publicité graphique (ou « bannières ») évolue et continuera d’évoluer rapidement dans les mois et années à venir. Des avancées importantes se font d’ailleurs au niveau du ciblage comportemental, du reciblage, du ciblage démographique, du « Real-time bidding », des « Ad Exchanges », de l’automatisation de la diffusion en fonction du « eCPM » de chaque publicité, du « Yield Management », de l’optimisation en fonction des taux de conversions, de l’automatisation. En parrallèle, la portée des réseaux publicitaires n’a jamais été aussi énorme.

Bref, il est maintenant révolu le temps où le planificateur média, pour ses campagnes en publicité graphique, n’avait qu’à faire la sélection d’une petite poignée d’environnements Internet pertinents, en fonction de leur marque média et du profil type de leur audience, en « silos », et intégrer sur ceux-ci un ou deux formats standards. Oui, cette façon « traditionnelle » et « verticale » de planifier des campagnes Internet se perpétuera, mais celle-ci se limite de plus en plus aux intégrations spéciales, aux achats « sur-mesure » et aux commandites. Bref, essentiellement à ce qui n’est pas un format standard. Son avantage principal est celui de pouvoir s’associer spécifiquement à une marque média forte et ciblée.

De son côté, la standardisation de la publicité graphique est très utile, mais pour d’autre besoins. Les formats publicitaires standards doivent davantage servir à une utilisation « horizontale » que « verticale ». En raison de la fragmentation du média Internet, les achats chez, par exemple, de grands réseaux publicitaires permettent habituellement d’accéder à la fois à un plus grand degré de ciblage des individus eux-mêmes (ex.: ciblage comportemental, ou ciblage d’un groupe d’âge en particulier) et à un plus grand inventaire publicitaire, le tout pour moins cher (pour chaque personne rejointe). Et ceci devient encore plus vrai avec un système d’enchères en temps réel (« Real-Time Bidding ») comme celui de DoubleClick Ad Exchange (appartenant à Google), système éliminant la négociation entre personnes, un peu à la façon du marché boursier.

Si le rôle des planificateurs médias Internet n’évolue pas et se limite à sélectionner, de façon traditionnelle, quelques sites ou sections de sites pour diffuser des publicités graphiques, alors ceux-ci deviendront de moins en moins nécessaires. Si par contre ces planificateurs médias Internet s’adaptent aux nouvelles réalités et nouvelles avancées technologiques en publicité graphique, et qu’en plus ils comprennent, et peut-être même, prennent en charge en partie le référencement payant, les médias sociaux, les envois promotionnels par courriel et l’optimisation du référencement organique, alors ceux-ci seront toujours indispensables. J’ai souvent mentionné à quel point il est important, à mon avis, d’avoir une compréhension et une vue d’ensemble de tous les ingrédients du marketing Internet et des technologies y étant rattachées pour pouvoir bien servir le client. Le défi actuel devient celui de la compréhension et de la cohésion de ces différents éléments.

Voir aussi cet article intéressant (anglais) sur les « ad exchanges » et l’impact probable qu’ils auront sur la planification média Internet.

Investissements publicitaires: Internet toujours en hausse, malgré une baisse généralisée

Alors que les investissements publicitaires, tous médias confondus, ont connu une baisse significative en 2009, les investissements publicitaires sur Internet continuaient de croître, bien que de façon beaucoup plus modérée qu’au cours des années précédentes. Ainsi, les investissements publicitaires sur Internet ont été de 55,2 milliards de dollars américains, tous pays confondus, en 2009, soit une augmentation de 2% comparativement à 2008 (source: eMarketer.com).

Considérant le climat économique mondial en 2009 et la baisse significative des investissements publicitaires en général, cette modeste croissance de 2% est meilleure qu’elle peut le sembler à première vue.

La situation est similaire dans le marché canadien. D’ailleurs, 2009 est la première année en 15 ans au cours de laquelle les revenus publicitaires des télédiffuseurs canadiens étaient en baisse, selon un rapport émis plus tôt cette semaine par Statistiques Canada (source: LaPresseAffaires.com). Ainsi, ceux-ci ont diminué de rien de moins que de 8,4% en 2009, pour atteindre 3,1 milliards de dollars. Les revenus publicitaires des télédiffuseurs ont à ce point diminué que ceux-ci représentent désormais moins de 50% des revenus totaux des télédiffuseurs (plus exactement, un maigre 47,8%).

La part d’Internet sur le total investi en publicité devrait continuer de croître de façon marquée dans les années à venir. Ce qui est tout à fait logique, considérant qu’Internet n’obtient toujours pas sa juste part des investissements publicitaires lorsque nous comparons le temps moyen de consommation de chaque média. Ainsi, alors qu’Internet s’accapare déjà de 28% du temps consacré par la population américaine à la consommation des médias, ce média ne s’accapare que de 13% des recettes publicitaires. Quoi qu’il en soit, voici ci-dessous l’évolution prévue de la proportion des investissements publicitaires qui iront à Internet, de 2009 à 2014, selon eMarketer.com.

En complément, mentionnons que 55% des personnes visionnant des vidéos sur Internet sur des sites tels que YouTube.com considèrent dorénavant que les publicités vidéos diffusées sur Internet sont aussi acceptables ou même plus acceptables que la publicité à la télévision. En effet, seulement 24% de celles-ci considèrent les publicités vidéos Internet moins acceptables que celles diffusées à la télévision (reste un dernier 21% des personnes interrogées qui n’étaient pas certaines ou qui ont préféré s’abstenir de répondre).

Vous n’avez toujours pas investi en publicité interactive? Vous n’êtes pas encore familier avec ses différentes formes dont le référencement payant, la publicité graphique, la publicité vidéo Internet, les envois promotionnels par courriel et les médias sociaux? Peut-être serait-il temps de vous familiariser avec ce média si vous ne voulez pas manquer le bateau.

PubInteractive SG fête son premier anniversaire

Il y a exactement un an, le 13 juillet 2009, je lançais officiellement l’entreprise PubInteractive SG inc. À l’époque, j’avais indiqué dans ce billet que je pensais depuis déjà plusieurs années à me lancer en affaires afin de pouvoir bâtir de multiples projets par moi-même et vivre toutes les étapes du processus de développement de ceux-ci. Désirant alors vivre à plein mon entrepreneurship, rappelons que j’ai lancé simultanément, dans le cadre d’une autre entreprise, le site EnVoiture.ca.

Un an plus tard, je suis plus heureux que jamais dans ma vie d’entrepreneur et je ne peux que me réjouir de ce qui a déjà été accompli. Évidemment, si PubInteractive SG s’est développée de si belle façon, c’est d’abord et surtout grâce aux clients qui lui ont fait confiance pendant cette première année d’existence. Parmi ceux-ci, citons Adviso, Denise Hobbs Marketing, Enzyme, Gendron Communication, Hamel Hyundai, H31, Marathon Communication, Média Estratégia, Média Secours, Olivier Ford, Odacia, sgm agence, T4G, The Gazette et ZenData (je ne nommerai pas les autres par souci de confidentialité, mais vous vous reconnaîtrez). Je vous remercie tous sincèrement de m’avoir fait confiance au cours de cette première année. Un merci particulier aussi aux fournisseurs et partenaires de l’entreprise, dont H2H Interactif et Éric Nguyen.

Dans un avenir rapproché, PubInteractive SG emménagera dans de nouveaux locaux et un employé s’ajoutera. De plus, des outils technologiques additionnels seront mis à la disposition des clients afin de maximiser leurs investissements en publicité interactive : outils complémentaires au adserver SmartAdServer, lequel est déjà utilisé pour gérer les campagnes en publicité graphique et pour optimiser la diffusion de publicité sur les sites des partenaires.

Au plaisir de vous servir et d’augmenter la visibilité et la rentabilité de vos entreprises.

Rentabiliser vos investissements en référencement payant avec les revenus publicitaires additionnels générés

ROI

ROI

Si vous avez un produit ou un service à vendre, le référencement payant devrait être pour vous un naturel, tout comme devrait évidemment l’être l’optimisation du référencement organique (ou « non-payant »). Fait de façon intelligente, le référencement payant dans Google, Bing et Yahoo vous permettra de rejoindre des consommateurs cherchant justement vos produits et services, et vous permettra de mesurer votre retour sur votre investissement grâce à la mesure de conversions en leads et/ou achats. Par ailleurs, le référencement payant vous permettra de dominer des pages de résultats de recherche pour des mots où vous ne pourriez pas apparaître normalement dans les résultats organiques, comme par exemple, dans les résultats de recherche de mots clés directement liés à vos compétiteurs ou à leurs produits et services. Comme je le dis souvent, les pages jaunes d’aujourd’hui et de demain, ce sont les engins de recherche.

A priori, il peut sembler moins naturel pour un site média (ou site de contenu) d’investir en référencement payant dans le but premier de générer davantage d’inventaire publicitaire, puisque l’exercice n’est pas nécessairement rentable. En effet, il en coûte souvent plus cher de générer de nouvelles visites sur votre site que les revenus publicitaires directement générés par ces mêmes nouvelles visites. Mais parfois, cet exercice peut être rentable, c’est-à-dire qu’il peut vous permettre d’investir en publicité de recherche un montant inférieur aux revenus publicitaires additionnels qu’il vous rapportera. Le tout est en tout cas possible pour les sites très nichés dans lesquels l’inventaire publicitaire est vendu à un CPM élevé et où la demande publicitaire excède généralement l’offre. Je pense ici notamment aux sites de contenu de type affaires & finances, automobile, tourisme.

Je gère présentement, pour l’un de mes clients, un budget en référencement payant (PPC) dont l’objectif principal est de générer davantage de revenus publicitaires additonnels que ce qui est investi en référencement payant pour générer ces mêmes revenus publicitaires additionnels. Les résultats jusqu’à maintenant sont plus que probants: avec un coût par clic de revient d’environ 0,12$ en référencement payant, on gènère en moyenne 3,5 pages vues additionnelles. Sur chacune de ces pages vues, on compte les 3 formats standards IAB Canada (728×90, 300×250 et 160×600). Le revenu moyen généré par ces pages, sous la forme de CPM (coût par mille), est de 40$, ce qui se traduit par un revenu de 0,04$ par page vue. Donc, pour chaque investissement de 0,12$ (coût par clic moyen), on génère en moyenne 3,5 pages supplémentaires X 0,04$, donc 0,14$ de revenus supplémentaires.

Autrement dit, en prenant seulement en considération les retombées immédiates (et donc, en excluant les bénéfices futurs liés à l’apport d’un nouvel auditoire dont une proportion risque d’adopter le site en question), le référencement payant se rentabilise de lui-même pour ce site. Et même, l’exercice dégage un profit immédiat de 0,02$ par page, sans même prendre en considération les bénéfices futurs liés aux nouveaux visiteurs uniques qui adopteront le site.

Pour ce type de site de contenu très ciblé, le référencement payant peut devenir un investissement logique et rentable, sans même avoir de quoi à vendre. Il suffit d’être bien outillé et de savoir comment gérer adéquatement les investissements en référencement payant.

Mesurer et analyser les bonnes données en publicité interactive

Il existe un grand nombre de mesures très précises qu’il est possible d’analyser en publicité interactive. Ici, pas d’estimations ou de flafla, juste du vrai. L’ensemble des données disponibles, jumelé à une grande capacité de segmentation, donnent beaucoup de place à l’optimisation dans la publicité interactive. Ceci est vrai pour toutes les facettes de la pub interactive, de la gestion de votre liste d’envoi de courriels jusqu’à la publicité graphique, en passant par le référencement payant (PPC).

Alors que les investissements en référencement payant sont davantage évalués en fonction de leurs retombées immédiates (clics générés, coût par clic, coût par conversion, taux de conversion, ROI, etc.), la publicité graphique peut quant à elle être davantage évaluée en fonction de l’image de marque, l’interaction, la portée et la fréquence. En effet, même si elle présente souvent une incitation à cliquer, la publicité graphique permet de mieux promouvoir une image de marque et un message. La pub graphique génère beaucoup plus que des clics et des conversions, alors que le référencement payant, pas vraiment (ou très peu).

Ainsi, en plus des données de base telles que les impressions, les clics, le taux de clics et le taux de conversion de chaque placement et de chaque pièce publicitaire, il existe de nombreuses mesures exclusives à la publicité graphique : les impressions uniques (ou les individus exposés), la fréquence, l’interaction, le temps d’exposition, les retombées
« post-impression mais sans clic », la mesure de la duplication entre les visiteurs uniques rejoints par les différents placements, et plus encore. Ces mesures exclusives peuvent être obtenues grâce à l’utilisation d’un outil de gestion publicitaire tiers (plus communément appelé « third-party adserver »). Il m’apparait aujourd’hui impensable de ne pas se doter d’un tel outil, considérant les coûts d’utilisation plus bas que jamais. PubInteractive SG dispose d’ailleurs de deux licences de l’outil de gestion publicitaire SmartAdServer: l’une pour les annonceurs, et l’autre, pour les éditeurs.

Je crois beaucoup à la synergie des différentes formes que peut prendre le marketing Internet. Le défi actuel devient celui de la cohésion des différents moyens pour promouvoir sa marque et son site Internet. Parmi ces moyens, le référencement payant dispose d’une efficacité redoutable pour obtenir des retombées immédiates et facilement mesurables. Loin d’être en reste, la publicité graphique génère elle aussi des retombées immédiates, mais permet d’aller plus loin au niveau de la notoriété, de l’image de marque et de l’association à des marques médias fortes et ciblées. Chose certaine, c’est que toutes les formes de publicité interactive donnent accès à un grand nombre de mesures pour qui est bien outillé, mais les mesures considérées comme prioritaires pour l’une de ces formes ne sont pas nécessairement prioritaires pour les autres.

Investissements publicitaires: Internet n’obtient toujours pas sa juste part

La nouvelle étude « Internet Trends 2010 » de Morgan Stanley, dévoilée plus tôt cette semaine, a la très grande qualité de quantifier assez précisément ce que la plupart des spécialistes médias savent depuis longtemps: Internet n’a pas sa juste part des investissements publicitaires.

Ainsi, alors qu’Internet s’accapare déjà de 28% du temps consacré par la population américaine à la consommation des médias, ce média ne s’accapare que de 13% des recettes publicitaires. À l’inverse, la presse écrite et la télévision reçoivent beaucoup plus qu’ils le devraient, du moins toujours en comparant la répartition des investissements à celle du temps consacré à ceux-ci. Ainsi, alors que la presse écrite ne monopolise que 12% du temps consacré aux médias, celle-ci s’accapare de 26% des investissements(!). De son côté, la TV obtient 39% des dollars pour 31% de la consommation des médias.

Fait intéressant: Internet est le seul média dont la consommation relative et les revenus publicitaires relatifs augmentent. Tous les autres médias sont en baisse, que ce soit en terme de consommation ou de revenus publicitaires.

Comment expliquer ce très grand écart entre le temps relatif passé sur Internet et sa part des recettes publicitaires? Sûrement par la jeunesse du média Internet, et par son adoption massive très rapide. Internet est encore très jeune, et, comme dirait l’autre, « ça prend du temps au temps » avant que les annonceurs s’ajustent et accordent à Internet sa juste part. Il est à prévoir que la part relative d’Internet dans les investissements publicitaires connaitra une croissance marquée dans les années à venir.

Investissements par média. Cliquez pour agrandir

 
Une autre analyse de l’étude de Morgan Stanley se penche sur le CPM (coût par mille) moyen applicable à chaque média, toujours aux États-Unis. En gros, le plus bas CPM est celui applicable en publicité Internet. Ceci étant, compte tenu que les investissements relatifs des annonceurs sur Internet sont en décalage avec la part de marché réelle de chaque média en terme de temps passé, on peut croire que le CPM moyen sur Internet sera amené à croître dans un avenir rapproché, du moins sur les sites disposant d’une marque média forte et ciblée. En effet, étant donné la très grande fragmentation du média, les sites de second niveau n’ont que peu d’espoir de voir leur CPM moyen augmenter.

Aussi, il ne faudrait pas s’attendre à avoir accès ici à un CPM moyen aussi bas que celui observé aux États-Unis dans le cadre de vos campagnes diffusées dans notre marché, sauf peut-être si vous achetez « à l’aveugle » et que vous disposiez d’un gros budget. Par ailleurs, le CPM en pub interactive varie énormément en fonction du degré de ciblage de votre campagne, tel qu’indiqué par le tableau, présentant un CPM moyen pouvant varier entre environ 2$ et 30$ (et ce, toujours aux États-Unis).

CPM moyen par média. Cliquez pour agrandir

 
Cette étude sur l’écart entre le niveau d’investissements publicitaires et la part de marché relative en terme de temps de consommation démontre qu’un grand nombre d’annonceurs n’investissent pas autant qu’ils le devraient en publicité interactive. Mais peut-être est-ce là un décalage normal, en raison de la croissance si rapide de la consommation d’Internet.
Chose certaine, c’est que ces annonceurs ont tout intérêt à s’adapter rapidement en investissant davantage en pub interactive s’ils ne veulent pas manquer le bateau.

(merci à l’ami Sylvain Langlois, qui a récemment lancé son entreprise et son site Pinemedia.ca, grâce auquel j’ai pris connaissance de cette nouvelle étude de Morgan Stanley).

Répartition des investissements en référencement payant aux États-Unis

Le site ClickZ dévoilait un peu plus tôt cette semaine des données de la firme Efficient Frontier concernant l’évolution de la part de marché des trois principaux engins de recherche (Google, Bing et Yahoo) en terme de revenus générés par le référencement payant (ou PPC, pour Pay Per Click) aux États-Unis. Ces données confirment l’augmentation importante de la part de marché de l’outil Bing, augmentation obtenue grâce à une diminution de celle de Yahoo. En effet, la part de marché de Google, quant à elle, augmente encore, mais de façon modérée.

Il sera bien intéressant de suivre cette évolution de la répartition des investissements en référencement payant dans les prochains mois en raison de l’alliance annoncée de Microsoft (Bing) et Yahoo. En gros, cette alliance permettra aux annonceurs canadiens et américains d’investir sur Yahoo à partir de leur compte Microsoft AdCenter, et vice-versa.

Tel qu’annoncé dans un message envoyé par Microsoft AdCenter à ses clients il y a quelques jours, l’objectif commun de Microsoft et Yahoo « (…) consiste à mettre en œuvre l’entente Microsoft-Yahoo! aux États-Unis et au Canada d’ici la saison du magasinage des Fêtes de 2010. D’autres pays viendront graduellement s’ajouter à la liste au début de 2011. »

Rappelons qu’au Canada, la domination de Google est encore plus importante qu’aux États-Unis, et la part de marché de Yahoo y est plus faible. À ma connaissance, nous ne disposons pas de données aussi récentes et complètes sur la répartition des investissements en référencement payant au Canada que celles présentées plus haut. Voici en revanche la répartition de la part de marché des recherches faites en 2009 par les Canadiens :

À votre avis, Microsoft et Yahoo gagneront-ils leur pari ? Réussiront-ils à faire baisser la part de marché de Google en terme de revenus générés par le référencement payant ?

Google permettra aux individus de se soustraire des données de Google Analytics!

Google

Google

Décision surprenante que celle-ci: Google vient de décider qu’elle permettrait à tout individu de se soustraire, s’il le désire, des statistiques mesurées par son populaire outil Google Analytics. Je dis décision surprenante puisque l’outil de Google, tout comme les autres outils de web analytique, n’enregistre aucune donnée personnelle sur les individus…

Dans l’article sur le sujet paru un peu plus tôt cette semaine sur le site américain ClickZ.com, un des avocats de l’entreprise Google a déclaré que « même si Google Analytics ne révèle pas d’informations personnelles, nous désirons donner plus de choix et de contrôle aux usagers, autant que possible. »

Rappelons que Google a été avant-gardiste en permettant, depuis déjà un bon bout de temps, à tous les individus qui le désirent de consulter et même de modifier leur profil comportemental facilement en accédant à cette adresse. Cette décision était et est toujours justifiable par les débats passés et actuels sur le ciblage comportemental et le respect de la vie privée.

Sauf que cette fois-ci, l’auto-exclusion possible à des outils de web analytique tels que Google Analytics me semble totalement exagérée. Quoi de mal à mesurer le nombre de visiteurs venant sur son site, d’analyser leurs comportements de navigation, d’analyser les taux de conversion en fonction des mots clés de provenance et autres données si celles-ci sont de toute façon anonymes ? Et en plus, l’analyse de telles données permet surtout d’améliorer l’expérience de navigation des usagers, alors pourquoi s’en soustraire ?

Je suis d’avis que cette décision de Google n’est pas la bonne. Un outil de web analytique, pour être crédible, doit mesurer le comportement de tous les individus sur un site Internet. Espérons pour les stratèges en Marketing Internet et les éditeurs de sites que le nombre d’individus qui s’excluront volontairement des données de Google Analytics restera marginal. Au moins, la façon de s’auto-exclure des données mesurées par Google Analytics nécessitera le téléchargement d’une application devant être ajoutée aux navigateurs Firefox, Internet Explorer ou Google Chrome, ce qui devrait minimiser le nombre d’exclusions.

Efficacité du marketing Internet: trop souvent évaluée par les seuls clics générés

J’ai écrit récemment un billet sur la publicité graphique qui s’intitulait « Pub graphique: efficace, avec ou sans clics ». Dans ce billet, je mentionnais que la mesure des « visites instantanées générées au moment de la diffusion d’une publicité graphique » (ou, si vous préférez, les « clics ») ne devrait pas être l’unique mesure servant à juger de l’efficacité d’une campagne en publicité graphique. Évidemment, la pub graphique génère beaucoup plus que des clics. Si on veut uniquement obtenir des clics, sans trop se soucier de branding, de portée et de fréquence, d’interactions (autres que les clics) et des retombées « post-impressions mais sans clics », aussi bien investir surtout dans d’autres stratégies telles que le référencement payant.

Ne pas se fier uniquement aux clics générés vaut aussi pour l’ensemble du marketing Internet. Par exemple, la mesure des taux de conversions obtenus devrait toujours être un élément primordial pour évaluer l’efficacité d’une stratégie en référencement payant. La majorité des spécialistes en marketing Internet s’entendent d’ailleurs pour dire que la seule mesure des clics ne devrait pas déterminer de l’efficacité d’une stratégie en publicité interactive.

Seulement, ces mêmes spécialistes avouent juger de l’efficacité de leurs investissements en publicité interactive en analysant avant tout… les clics générés. En effet, quand l’entreprise américaine Chief Marketer, en mars 2010, a sondé les spécialistes en marketing Internet américains pour leur demander quelle était la principale mesure qu’ils utilisaient pour évaluer le succès de leurs investissements sur Internet, 60% de ceux-ci ont répondu qu’ils se fiaient avant tout aux clics générés. Suivent ensuite l’analyse de diverses conversions (génération de leads, taux de réponse, augmentation des ventes, le retour sur l’investissement). La notoriété de la marque / la réputation vient au 6e rang.

Il semble donc que la traditionnelle mesure du nombre de clics domine toujours lorsque vient le temps de déterminer si les investissements en publicité interactive sont efficaces. Pourquoi? Fort probablement parce que la pub interactive est en quelque sorte victime de l’une de ses qualités: ses données de base relatives aux impressions et aux clics sont « trop faciles à mesurer précisément », alors il est souvent de mise de ne pas regarder plus loin; Surtout en comparant la facilité d’obtention de ces données à l’obtention de données se rapportant à l’impact sur l’image de marque et sur le ROI en général. Mais pour qui s’en donne la peine, les clics générés en publicité interactive ne sont que la pointe de l’iceberg.

Voici les résultats détaillés de cette étude de Chief Marketer :

Clics comme principal indicateur d'efficacité

Cliquez ici pour accéder à un article complet de eMarketer.com à ce sujet.

Soyez exigeants… avec tous les médias !

ROI pub interactive

ROI pub interactive

Les annonceurs sont habituellement très exigeants face à Internet. C’est vrai lorsqu’ils considèrent Internet comme support publicitaire additionnel dans leur mix marketing, et c’est d’autant plus vrai lorsqu’ils analysent les retombées de leurs investissements dans ce média.

J’apprécie vraiment que les annonceurs soient exigeants. Il est normal de vouloir bien comprendre les forces et les faiblesses de chaque média avant d’y investir, et il est normal de vouloir obtenir le maximum pour son argent. C’est stimulant quand on me demande de démontrer l’efficacité de stratégies telles que l’optimisation du référencement naturel, le référencement payant, l’association à des marques médias Internet très ciblées et le ciblage comportemental. Il est aussi normal d’être exigeant dans l’analyse du retour sur notre investissement: l’analyse critique des retombées des stratégies interactives est un incontournable, tout comme le suivi et l’optimisation devraient toujours être de mise en marketing Internet.

J’aime que les annonceurs soient exigeants puisque je crois dur comme fer à l’efficacité du marketing Internet, et parce qu’on dispose de plusieurs outils et d’un grand nombre de statistiques démontrant la grande efficacité du média. Je crois aussi au mix marketing, à la complémentarité des différents médias, mais j’ai évidemment un penchant du côté d’Internet.

Il m’apparait très important de traiter Internet de façon juste et équitable lorsque vient le temps de le comparer aux autres médias. Les annonceurs ont souvent tendance à être beaucoup plus exigeants et à remettre davantage en question les retombées de leurs investissement en marketing Internet que ceux effectués dans les médias traditionnels. Encore une fois, je n’ai aucun problème à ce que les annonceurs soient très exigeants. Mais j’aimerais bien que ceux-ci le soient également pour tous les médias. L’un de mes clients, qui me met régulièrement au défi de lui démontrer les impacts réels de ses investissements en Internet (en lui démontrant, par exemple, l’évolution du taux de conversion en fonction de chaque placement et de chaque mot clé de provenance), m’avoue ne jamais remettre en question plusieurs de ces investissements en médias traditionnels, tels que sa présence à chaque semaine dans les deux principaux quotidiens montréalais. Si chaque média avait à démontrer son retour sur investissement réel (plutôt qu’estimé!), parions qu’Internet s’accaparerait de la 1e ou de la 2e position en importance dans le classement des investissements publicitaires annuels par média (rappelons qu’Internet est le 3e média en importance en termes d’investissements publicitaires au Canada, après la télévision et la presse écrite mais avant la radio et tout le reste, en comparant les données du IAB Canada, de PMB, NADbank et BBM).

J’aime que les annonceurs se fassent l’avocat du diable en questionnant mes stratégies interactives: ça me permet de leur démontrer avec plus de détails pourquoi l’Internet est un must pour eux. J’aimerais simplement qu’ils soient tout autant exigeants avec les autres médias. Légitime, non ?