
Interaction
Trop souvent, les pièces publicitaires Internet de campagnes mix-média ne sont que des adaptations « push » qui font penser à de simples « billboards » disposés sur le bord de l’autoroute électronique (d’ailleurs, quelqu’un se souvient-il de la défunte régie publicitaire Virtual Billboard Network, une filiale de Gallup & Gallup?).
Alors que le débat semble se résumer aux standards du contenant et au taux de clics, je pense que ce qui est davantage important est le contenu et l’interaction avec la publicité. Permettez-moi d’initier un vidéo, du son, d’agrandir la publicité (bannières extensibles), faites-moi jouer à un mini-jeu intégré comme le tic-tac-toe (même si le script simple en venait à me faire toujours gagner), demandez-moi ce que je pense et modifiez le contenu que vous me présentez en conséquence, faites déborder les effets visuels créés par mes interactions par-dessus le site que je visite, à l’extérieur du cadre de la publicité, etc. Les clics ne sont pas une finalité en soi, l’expérience avec la marque l’est, et il n’est pas absolument nécessaire d’amener les individus sur son site pour interagir avec eux.
Il y a longtemps que Bell est un annonceur actif et innovateur sur Internet au Québec. L’une de ses publicités interactives diffusées au début de 1998 visait à expliquer l’introduction de l’indicatif téléphonique 450 et à permettre aux individus habitant dans la grande région métropolitaine de vérifier si leur code régional allait changer pour le 450. La bannière publicitaire développée, de format 468×60 (le standard de l’époque), permettait d’entrer directement dans la bannière son propre numéro de téléphone et vérifier si son code régional allait changer, et ce, sans avoir à accéder au site de Bell (que l’on pouvait de toute façon visiter ensuite si on désirait avoir davantage d’infos). Déjà à l’époque, on utilisait à bon escient l’interaction intra-publicité. Ce genre d’exécution est à mon avis plus efficace et se démarque des autres publicités (la preuve : je fais allusion à cette pub Internet vieille de 12 ans!).
Le placement média est super important si on veut que les internautes interagissent avec la publicité, et encore plus si on veut interagir avec les bonnes personnes. À titre d’internaute, avez-vous le goût d’interagir avec les annonceurs quand vous cherchez un four micro-ondes usagé sur un site de petites annonces et que vous en êtes rendu à votre 40e page vue en 3 minutes ? Pas vraiment. L’achat de publicité sur le site de contenu disposant d’une marque média forte et ciblée vous coûtera plus cher, mais vous permettra d’obtenir davantage d’interactions avec votre public cible et associera votre propre marque à une marque crédible ayant beaucoup de notoriété.

Articles
J’ai justement rédigé un courriel ici à l’interne ce matin. Je disais en résumé qu’il semble il y a avoir une guerre entre le « clickthrough » et l’interaction sur chacune de mes campagnes web! Le taux d’interactivité est au plafond mais les gens du média et le client sont moins contents parce que le clickthrough n’est pas au dessus de la moyenne. Hum…. y’a peut-être quelque chose que j’ai pas compris
| 29 juillet 2009 @ 15 h 59 min
La mesure des clics est inévitable: c’est ce qui est avant tout mis de l’avant dans tous nos outils de gestion publicitaire Internet, et surtout, c’est un langage accessible pour tout le monde.
À mon avis, autant la mesure des clics est appréciable pour ce qu’elle est, autant elle nuit au développement de la publicité graphique parce qu’elle juge de l’efficacité de celle-ci en se basant sur une simple action immédiate spécifique (la visite du site de l’annonceur). Le pire, c’est qu’on compare injustement l’efficacité de la publicité graphique à celle du PPC (search) en se basant uniquement sur le coût moyen payé par clic généré… C’est totalement illogique.
| 30 juillet 2009 @ 8 h 39 min
Salut Sébastien,
C’est bien vrai que le coût par clic est un piètre indicateur de performance car le nombre absolu de clics ne signifie plus grand chose. De plus en plus, toute présence Internet (publicitaire pure ou contenu) devrait se mesurer en fonction non seulement de la conversion, mais aussi en fonction de la qualité de ces conversions. Dans un monde idéal, on devrait pouvoir mesurer toute la chaîne, du clic jusqu’à à la génération de revenus et déterminer le profit par clic (si bien sûr c’est l’objectif visé). Il y a un paquet de spécialistes de l’analytique web qui planchent là-dessus, mais ça demeure encore difficile à réaliser.
Félicitations pour ton nouveau blogue en passant! Ton allusion à la pub 450 de Bell me rappelle des souvenirs! J’étais directeur de production chez Cossette Interactif à l’époque. Le tout avait été fait en applet Java. Ça faisait environ 35 Ko, énorme pour l’époque! Faudrait bien que je retrouve les données de conversion…
| 2 août 2009 @ 22 h 36 min