
Anciennes pages d'accueil
Dans les premières années de la commercialisation d’Internet au Québec, les sites les plus visités étaient surtout soit des
propriétés indépendantes (La Toile du Québec, BRANCHEZ-VOUS.com, Showbizz.net, Francité, Matinternet, WebFin) ou soit des pages de démarrage de grands
fournisseurs d’accès (InfiniT, Sympatico, GlobeTrotter). Progressivement, un grand nombre des indépendants ont été rachetés par de grands groupes médias, et tous les
médias traditionnels de contenu (télévision, radio, presse écrite, etc.) ont aujourd’hui leur propre site Internet de contenu où est commercialisée de la publicité (Cyberpresse.ca, RDS.ca, LesAffaires.com, CanalVie.com, Radio-Canada.ca, Meteomedia.com, etc.). Résultat, les
grands groupes (Quebecor, Transcontinental, Gesca, etc.) accaparent une part de plus en plus importante du temps passé sur les sites Internet de propriétés québécoises ou canadiennes, ce qui est normal lorsqu’un média prend de la maturité. Ce qui est plus embêtant, c’est que le contenu diffusé sur les sites des grands groupes est souvent développé avant tout pour un autre support. Quelle place reste-t-il pour les indépendants dans ce contexte ? Est-il toujours possible de bâtir, lancer et avoir du succès commercial avec un site indépendant aujourd’hui ?
Je pense sincèrement qu’il existe encore un grand nombre de possibilités de créer des sites Internet médias qui pourront être profitables au Québec et au Canada, et qui ne nécessitent pas nécessairement l’appui d’un grand groupe média pour réussir. Bien que les standards de qualité et technologiques nécessitent des investissements en temps et en dollars plus importants qu’auparavant, Internet est accessible à tous, ne demande pas de mise de fonds astronomique comme les start-up dans les médias traditionnels, et permet surtout aux petites structures d’être bien plus efficaces que les grandes entreprises plus bureaucratiques.
Il y a à mon avis définitivement place à davantage d’innovations au Québec au niveau de l’édition de sites web. Plusieurs sites sont encore des médias traditionnels simplement transférés sur Internet, où le contenu est poussé sans que l’aspect interactif et communautaire soit développé.
Que de bons souvenirs tout les noms des propriétés indépendantes que tu mentionnes : La Toile du Québec, BRANCHEZ-VOUS.com, Showbizz.net, Francité, Matinternet, WebFin.
C’est vraiment une bonne question que tu poses. C’est vrai que le défi n’est plus dans la construction des sites comme tels, mais plutôt dans la capacité de ces nouveaux site d’aller chercher un auditoire. Puisqu’’il y a maintenant une plus grande diversité et une plus grande offre de sites web, il devient de plus en plus difficile d’être trouvé et de construire un auditoire.
L’auditoire devra obligatoirement être très spécialisé pour attirer des annonceurs en dehors des médias de masse.
Il y a cependant une lueur d’espoir, la montée des réseaux sociaux permet de se faire connaître différemment et ainsi possiblement de rejoindre une masse critique de lecteur. Alors, c’est à voir!
| 5 août 2009 @ 12 h 10 min
Merci Alexandre pour ton commentaire. Il est d’autant plus pertinent qu’il vient du fondateur de l’un de ces sites, Webfin.com !
Tout à fait d’accord avec toi sur la fragmentation du média Internet (nombre de sites), sur la spécialisation et sur l’utilisation des réseaux sociaux.
Donc, a priori: Pas facile mais pas impossible de lancer et d’avoir du succès avec un site indépendant aujourd’hui, à condition que celui-ci soit innovateur, très spécialisé, il doit par ailleurs pouvoir profiter des médias sociaux et intégrer un aspect communautaire / « user-generated content ». Et, évidemment, répondre à un besoin !
| 5 août 2009 @ 17 h 48 min