Ne trouvez-vous pas qu’il y a eu davantage de changements que d’habitude récemment, pendant la période estivale, dans les forces de vente des régies publicitaires et éditeurs de sites Internet ?
Je fais notamment référence à ceux-ci :
- Patrice Laing quitte Yahoo pour joindre Microsoft à titre de « Senior Account
Executive ». À noter qu’on parle bien ici de Microsoft, et non pas de Sympatico-MSN (à suivre!) - Patrick Duval quitte Force Radio / Corus pour joindre RDS à titre de directeur de comptes. Et pas en vente de publicité Internet, si je comprends bien.
- Jean Corriveau (ex-TVA et Sympatico-MSN) se joint à RDS à titre de Directeur de comptes, Nouveaux médias.
- Jean-Sébastien Tremblay n’est plus directeur général chez Astral iMédia. Il était à l’emploi d’Astral depuis 2005.
- Jean-François Savoie n’est plus directeur de comptes chez Olive / Cyberpresse. Il était à l’emploi de Gesca / Olive depuis 2002.
- Sylvie Robitaille n’est plus directrice des ventes publicitaires Internet chez Rogers.
- Alexis Charpentier et Marie-Hélène Théberge-Giannatos ont quitté BV! Media (tous deux étaient directeurs de comptes). Le premier a joint Trader, et la seconde, Québec-Amérique.
Et vous savez quoi ? On peut prédire qu’il y aura plusieurs autres mouvements dans les mois à venir, puisque plusieurs des entreprises médias vendant de la publicité interactive sont actuellement dans une période de changements significatifs.
Tout d’abord, plusieurs entreprises de médias traditionnels sont confrontées à des dilemnes importants à l’interne: représentants spécialisés en web d’un côté et représentants spécialisés en traditionnel de l’autre, ou « représentant hybrides », tel que les désigne Yannick Manuri sur son blogue ? Alors que La Presse tente une formule incluant des représentants hybrides au local en plus de représentants spécialisés en web, un Télé-Québec applique plutôt la formule « représentants hybrides » uniquement et RDS, quant à lui, fait le contraire en misant sur 2 représentants dédiés uniquement aux nouveaux médias.
Quelle est la bonne stratégie ? Je m’abstiendrai de répondre à cette question publiquement, étant moi-même spécialisé en web. Seulement, cette question en amène une autre que s’est posée très récemment Frédéric Deshaies: Qu’est-ce qu’un bon représentant?. Cette question fait partie de l’équation: est-il possible que les représentants spécialisés en web soient de très bons conseillers en général, mais qu’ils soient moins de véritables « vendeurs » puisque 1) moins expérimentés que leurs confrères qui vendent des médias traditionnels depuis plus longtemps, et 2) ayant dû prendre le rôle de véritable conseiller puisqu’ils ont dû — et doivent toujours — éduquer davantage leurs clients annonceurs sur ce média si jeune et en apparence si compliqué qu’est Internet ?
Ensuite, certaines alliances stratégiques peuvent être arrivées à leur terme, alors que de nouvelles alliances se sont créées récemment entre certains monstres étatsuniens. Ces alliances peuvent avoir des répercussions importantes sur la structure des équipes de vente d’ici, vous en conviendrez.
Donc, de nouveaux chamboulements à prévoir à court terme, chamboulements qui auront assurément des répercussions sur les forces de vente Internet. À suivre !

Articles
Intéressante observation. Je crois aussi que les forces de ventes des groupes médias qui offrent du « traditionnel » et du Web subiront quelques transformations dans le courant de la prochaine année. Surtout dans le secteur de l’imprimé où la réorganisation du modèle d’affaires aura une incidence certaine sur la stratégie de vente. Le cas de La Presse montera-t’il la voie ?
| 25 août 2009 @ 9 h 53 min
@Alain : Merci pour ton commentaire. En tout cas, il risque d’y avoir encore plusieurs bouleversements chez La Presse, avec l’ultimatum lancé hier (3 sept.) par M. Guy Crevier aux employés. C’est à suivre !
Mise à jour des changements récents chez les forces de vente, vendredi 4 septembre :
- Jean-François Leduc n’est plus directeur, développement des affaires chez Yahoo.
| 4 septembre 2009 @ 16 h 08 min
Désolée. J’ai du retard dans mes lectures, mais je viens de voir que tu parles de moi.
Pour ma part, je me suis toujours vu comme une conseillère plus qu’une vendeuse d’autant plus qu’a Toronto il fallait éduquer les clients sur le Web au Quebec meme s’ils connaissaient déjà l’Internet. Et pour ceux qui ne connaissent pas l’Internet, il faut que le vendeur soit capable de vulgariser. Je rencontre encore le même défi aujourd’hui dans le monde de l’édition.
| 19 novembre 2009 @ 22 h 10 min