
Pages Jaunes
Personnellement, je n’utilise plus les gros annuaires papier des Pages Jaunes parce que les moteurs de recherche répondent mieux à mes besoins. Quand je cherche une entreprise, un commerce, un restaurant, je me pointe instantanément sur Google, où je trouve rapidement ce que je cherche et où je peux accéder à des compléments d’information utiles tels que la localisation du commerce avec Google Maps. Autrement dit, pour moi, les Pages Jaunes d’aujourd’hui et de demain, c’est Google (et, dans une moindre mesure, Bing et Yahoo). Les moteurs de recherche répondent aussi bien aux besoins des individus qui recherchent un produit ou un service, qu’aux entreprises qui peuvent se positionner pour rejoindre un grand nombre d’individus recherchant justement le produit ou le service à commercialiser, autant dans les résultats organiques que payants (ou les deux).
Le groupe Pages Jaunes a un urgent besoin de se renouveler, d’investir dans Internet, et les dirigeants de cette entreprise l’ont bien compris. Ça devient évident lorsque l’on jette un oeil à quelques-unes de leurs récentes acquisitions d’entreprises et le personnel influent oeuvrant dans l’Internet qu’ils ont récemment recruté :
- Acquisition de Trader (autotrader.ca, hometrader.ca, autohebdo.net, etc.)
- Acquisition de LesPAC.com (payée assez cher d’ailleurs, le dernier 50% ayant été payé pas moins de 25,2 millions de $, alors que la première moitié avait été payée 10,6 millions)
- Prise de participation dans Dealer.com (45 millions de $ payés pour obtenir 20%!)
- Embauches, à la fin de 2009, de plusieurs personnes influentes du Web, dont Patrick Lauzon (ex-Sun Media/Canoe, ex-Sympatico) et Nicolas Gaudreau (ex-Nurun, ex-Bell Canada/Bell.ca)
Mais même si le modèle d’affaires des Pages Jaunes sur Internet en venait à devenir plus solide dans l’avenir grâce aux acquisitions et au personnel en place, pourrait-il réussir à compenser la perte des revenus des annuaires papier ? Permettez-moi d’en douter. Lorsque je travaille avec des clients dans le domaine du commerce de détail pour établir leurs stratégies de publicité interactive, le SEM (au sens large, c’est-dire incluant SEO et PPC, comme le définissent notamment Forrester Research et eMarketer – voir ce billet à ce sujet) est un incontournable, la publicité graphique l’est souvent aussi, mais pas le site PagesJaunes.ca. Comment sera-t-il possible pour les Pages Jaunes d’en venir à avoir sur Internet un rôle aussi dominant que celui qu’ont pris leurs annuaires papier ?
On dit souvent que la bourse juge à l’avance de la performance d’un titre, et il semble bien que les boursicoteurs estiment eux aussi que les Pages Jaunes auront de la difficulté à renouveler rapidement leur modèle d’affaires et, surtout, à compenser la baisse appréhendée de ses revenus générés par ses annuaires papier. Ainsi, le titre du groupe Pages Jaunes est depuis les derniers mois à son niveau le plus bas et ce, même si le rendement de son dividende est très élevé :
- Cote boursière (YLO.UN), au 4 janvier 2010, début de séance: 5,39$
- Valeur comptable par action: 10,09$ (!)
- Rendement depuis 1 an: environ -21%
- Haut de la dernière année: 7,40$
- Haut des 5 dernières années: 17$
- Ratio cours-bénéfices DDM: 15,4
- Rendement du dividende: 14,87% (!)

Articles
Excellent billet et très bien documenté. Selon mon les Pajes Jaunes telles que nous les avons connue dans le passé sont vouées à disparaître. Les utilisateurs de se support, principalement de la génération des babyboomer et plus, se familiarisent de plus en plus avec les outils de recherche du Web. Pour survivre les Pages Jaunes devront, transformer leur modèle d’affaires. Comment en tant qu’annuaire arriveront-ils à se différentié face à Google ou a Bing. toute une tâches pour ses gestionnaires. Seule avenue nous le dira!
| 5 janvier 2010 @ 8 h 52 min
Bravo, ça traduit ma pensé aussi.
Mais je suis toujours très étonné de constaté que PagesJaunes.ca a selon comScore. Je crois le chiffre mais ne le comprend pas. Les gens (disons d’un âge X et plus) font confiance à la marque Pages Jaunes. Que ce soit compliqué à naviguer n’est pas grave pour eux. C’est fiable.
Pour moi, le bottin sert lorsque les moteurs de recherche (Google principalement) ne répondent pas à la demande (exemple, trouver un entrepreneur pour faire une salle de bain chez moi). Encore là, c’est le bottin local de ma ville, pas un Page Jaune qui pour moi est trop gros, trop générique, trop large.
J’ai déjà fait le test avec un client (la page web de pagesjaunes.ca était ouverte sur son écran) qui était en mode « habitude / confiance ». Je lui ai demandé de refaire sa dernière recherche (bijouterie à Dorval). J’ai chronométré. Puis il a répété dans Google = premier résultat = pas de gossage = pas de cassage de tête.
Je ne veux pas de mal à Groupe Pages Jaunes. Ils détiennent une BD de contenu incroyable et hallucinante. Mais je crois que c’est aux récents arrivé de réinventer à quoi et comment serviront ces info à l’avenir. Certainement pas comme dans le passé.
| 5 janvier 2010 @ 9 h 17 min
Je pense qu’on peut élargir l’argument aux autres médias papier ou traditionnel…Je pense que le changement d’habitude du consommateur est de plus en plus évident. Internet est devenu la première source d’information préachat et ce toutes générations confondues.
Dans un billet sur mon blogue je cite un de mes clients:
-Serge, j’ai dépensé 10,000 $ en annonces dans des revues spécialisées cette année et ça ne m’a rien donné…pourtant, avant, ça marchait…
Le pire c’est qu’une de ces revues spécialisées est maintenant la propriété de pages jaunes!….
La publicité traditionnelle, pages jaunes en tête, ne fonctionne plus ou presque. Je pense que le consommateur est insensibilisé complètement et ferme son cerveau à la vue d’une pub…De toute manière, il est maintenant sûr qu’il pourra trouver ce qu’il veut quand il en aura besoin en quelques secondes avec Google…
| 5 janvier 2010 @ 10 h 30 min
Groupe Pages Jaunes annonce, ce lundi 22 février, 2 nouvelles acquisitions Internet:
- 411.ca
- Clear Sky Media (incluant notamment les sites RedFlagDeals.com, PriceCanada.com & ScarlettLounge)
En savoir plus sur ces acquisitions : article de LaPresseAffaires.
| 22 février 2010 @ 9 h 37 min
Groupe pages jaunes fait le virage web d’une belle façon avec plusieurs nouveaux produits adapté au PME d’aujourd’hui,Il ferons en avril leurs plus grosse campagne de pub de leur histoire pour promouvoir la nouvelle image de Groupe pages jaunes (Yellow média) et leurs nouveaux produit et partenariat Google, Yahoo, Bing, Facebook et Twitter et plus encore, avec l’acquisition des dernière semaine leur par de marché sur le web passe de 7.5 a 10.5 millions de visiteurs unique/mois. Est-ce que tous ses nouveautés vont pouvoir changer le mythe que plus personne n’utilise pages jaunes (papier et web)
| 27 février 2010 @ 12 h 16 min
Je viens de prendre connaissance de votre billet. À ajouter à votre liste le fait que Groupe pages jaunes, sentant la soupe chaude, et cherchant un potentiel de croissance, se lance désormais dans le seo/sem ( http://ses.pagesjaunes.ca/semseo.html )ainsi que dans la gestion de la réputation en ligne ( http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/medias-et-telecoms/201002/11/01-948596-pages-jaunes-veut-gerer-les-reputations.php ).
Lire: shameless plug pour un petit article que j’ai écrit sur le sujet: http://ow.ly/1bDfF
| 8 mars 2010 @ 11 h 39 min
Cela m’étonne beaucoup de lire que Pages Jaunes fait le virage web d’une belle façon André.
Un exemple très simple : essayez de rédiger un commentaire sur la nouvelle plateforme de Pages Jaunes. Dans le titre, écrivez « Le service avait du retard ». Et bien, à ma grande surprise, « retard » est considéré comme du langage inapproprié. De plus, on m’indique que les commentaires prennent 24h avant d’être traités.
En voyant ce délai (plutôt cette modération ?) ainsi que les filtres de mots négatifs (et non inappropriés), je me dis simplement que Pages Jaunes reste une compagnie 100% papier qui ne comprend toujours pas ce qu’est le web 2.0, tout en se targuant de vouloir se lancer dans l’e-reputation alors qu’elle ne fait pas de son propre site un espace de dialogue ouvert.
Qu’en pensez-vous ?
| 1 avril 2010 @ 10 h 16 min