Tout un changement que celui-ci: John Sclapari quitte 247 Real Media après avoir occupé le poste de directeur des ventes nationales pendant plus de 10 ans au sein de cette entreprise. Celui qui dirigeait le bureau montréalais de 247 Real Media affirme maintenant vouloir prendre du temps pour réfléchir aux différentes opportunités qui s’offrent à lui.
Par ailleurs, plusieurs rumeurs récentes laissent entendre que 247 Real Media centralise de plus en plus le contrôle de ses activités à partir de son bureau de New York, allant même jusqu’à contacter plusieurs éditeurs de sites canadiens et québécois directement à partir de ce bureau pour offrir leurs services de représentation publicitaire. Il semblerait que cette entreprise soit plus que jamais intéressée à représenter les sites canadiens et québécois sur une base non-exclusive, comme c’est habituellement la façon de procéder dans le marché américain. Les bureaux de Toronto et de Montréal se concentrent donc dorénavant uniquement sur la vente de publicité interactive, c’est-à-dire qu’ils ne semblent plus être en charge de la signature d’ententes de représentation publicitaire.
Est-ce que ça revient à dire que les maisons de représentation publicitaires s’éloignent du modèle de mandat exclusif et pro-actif qui a été jusqu’ici préconisé au Québec ? Est-ce que celles-ci seront de plus en plus vouées au volume et aux mathématiques ? À suivre.
Parmi les autres changements récents dans les forces de vente en publicité interactive, citons ceux-ci :
- Jean-Philippe Doucet (ex-Astral iMédia) devient directeur de comptes nationaux chez Transcontinental.
- Jean Rodrigue (ex-TQS) devient directeur du développement des affaires chez VideoEgg.

Articles
Bonsoir Sebastien,
D’abord, merci pour mon annonce puisque nous avons manqués de temps pour le faire officiellement.
Ensuite, je dois apporter un bémol sur tes conclusions au sujet des régies pub et ce, en particulier sur ton excellent topo cité dans ton billet.
Primo: la différence québécoise quant à l’exclusivité de représentation tends à s’effriter. Déjà les sites québécois excluent des catégories, des clients, les ventes combos, les types de clients, la géographie, la quantité ou la qualité de l’inventaire accordé, les publicités Google et j’en passe. Les éditeurs marchandent et tentent de monétiser leur inventaire au maximum devant un fractionnement des dollars pub digitaux, une économie plus difficile et surtout un modèle d’affaires tarde pour plusieurs à se confirmer malgré des investissements croissants. Montrez-moi un éditeur, je vous présenterai un modèle unique.
Secondo, devant une concurrence accrue et une demande croissante pour ce type de produit, des éditeurs majeurs et des régies pub web se sont eux-même lancés dans le jeu de la commercialisation de l’inventaire invendu. Ce modèle n’est donc plus étranger mais bien québécois et en croissance par surcroit.
Enfin, je demeure persuadé de la nécessité d’avoir une représentation exclusive (interne ou externe) exclusive pour mettre en valeur le contenu et les opportunités d’affaires des éditeurs. Toutefois, celle-ci devrait être encadrée afin de permettre aux éditeurs de maximiser leur ROI sur leur inventaire durement créé.
Quant aux choix disponibles, je crois que le (les) choix devraient être basé(s) en fonction de la flexibilité et la compétence de(s) forces de ventes plutôt que de la provenance de l’entreprise. Dans le doute, des spécialistes peuvent vous assister dans votre analyse.
Bon shopping
)
Enfin,
| 2 mars 2010 @ 23 h 20 min
Je crains que vous ayez tous deux raison sur les divers points mis de l’avant. La fragmentation est là, la multiplication des éditeurs est là, la vente d’inventaire « premium » y est depuis le début, mais aussi depuis quelques années chez plusieurs joueurs québécois y’a la vente de volume à faible coût.
Y’a je crois aussi un autre point à faire sur les maisons de représentations web qui s’obstinent à conserver 50% de commission sur leur ventes parce que c’est comme ça depuis toujours… Je comprend mal cette situation. C’est une force de vente externe. Les calculs devraient être refait de toutes part. Les régies sont sensé être au service des éditeurs, pas l’inverse. Ils ne devraient pas garder plus de 30% pour gérer leurs opérations. Avec plus de revenus chez les éditeurs,
1- plus de fierté dans la relation se fera ressentir et un bruit positif circulera dans le marché (au lieu de la situation actuelle)
2- les éditeurs auraient les moyens de valoriser leurs contenus et marque leur permettant de se démarquer des masses pour devenir un site « premium » au lieu d’être voué à l’échec.
Voilà j’ai ouvert un nouveau débat (que Yannick Manuri a décrié y’a pas trop longtemps)
| 3 mars 2010 @ 8 h 32 min
Merci pour vos commentaires.
La réalité n’est pas dans le noir ou le blanc, mais dans des dégradés de gris: il est vrai qu’il se fait déjà des ententes « non-exclusives de volume » depuis un certain temps au Québec.
Ce que je voulais souligner, c’est qu’il y a présentement un virage plus prononcé vers ce type d’ententes et que, comme le souligne Jean, la « différence québécoise tend à s’effriter » de plus en plus.
Sinon, par rapport au pourcentage de redevances rendu au site représenté: quant à moi, c’est probablement l’effort véritable et pro-actif de représentation publicitaire de la régie envers un site en particulier qui doit d’abord être pris en compte. Si la régie est une véritable force de vente externe, faisant de véritables efforts de vente pro-actifs / du développement pour le site représenté, alors un taux de redevances (pour le site) moins élevé m’apparait justifiable. Il ne faut pas oublier que cette régie ne se paie qu’en fonction de ce qu’elle rapporte. À l’inverse, si la régie n’a qu’un rôle de « vente à l’aveugle » (sans jamais mentionner le site), une entente 50-50 est plus difficile à justifier.
| 4 mars 2010 @ 9 h 13 min
John Sclapari, ce nom me dit quelque chose
(laissé à l’abandon actuellement)
Merci pour ce billet Sébastien
Je lui souhaite bonne chance dans ses nouvelles opportunités
Peut etre qu’il va partir aussi son blogue
| 5 mars 2010 @ 18 h 50 min