ROI pub interactive

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Les annonceurs sont habituellement très exigeants face à Internet. C’est vrai lorsqu’ils considèrent Internet comme support publicitaire additionnel dans leur mix marketing, et c’est d’autant plus vrai lorsqu’ils analysent les retombées de leurs investissements dans ce média.

J’apprécie vraiment que les annonceurs soient exigeants. Il est normal de vouloir bien comprendre les forces et les faiblesses de chaque média avant d’y investir, et il est normal de vouloir obtenir le maximum pour son argent. C’est stimulant quand on me demande de démontrer l’efficacité de stratégies telles que l’optimisation du référencement naturel, le référencement payant, l’association à des marques médias Internet très ciblées et le ciblage comportemental. Il est aussi normal d’être exigeant dans l’analyse du retour sur notre investissement: l’analyse critique des retombées des stratégies interactives est un incontournable, tout comme le suivi et l’optimisation devraient toujours être de mise en marketing Internet.

J’aime que les annonceurs soient exigeants puisque je crois dur comme fer à l’efficacité du marketing Internet, et parce qu’on dispose de plusieurs outils et d’un grand nombre de statistiques démontrant la grande efficacité du média. Je crois aussi au mix marketing, à la complémentarité des différents médias, mais j’ai évidemment un penchant du côté d’Internet.

Il m’apparait très important de traiter Internet de façon juste et équitable lorsque vient le temps de le comparer aux autres médias. Les annonceurs ont souvent tendance à être beaucoup plus exigeants et à remettre davantage en question les retombées de leurs investissement en marketing Internet que ceux effectués dans les médias traditionnels. Encore une fois, je n’ai aucun problème à ce que les annonceurs soient très exigeants. Mais j’aimerais bien que ceux-ci le soient également pour tous les médias. L’un de mes clients, qui me met régulièrement au défi de lui démontrer les impacts réels de ses investissements en Internet (en lui démontrant, par exemple, l’évolution du taux de conversion en fonction de chaque placement et de chaque mot clé de provenance), m’avoue ne jamais remettre en question plusieurs de ces investissements en médias traditionnels, tels que sa présence à chaque semaine dans les deux principaux quotidiens montréalais. Si chaque média avait à démontrer son retour sur investissement réel (plutôt qu’estimé!), parions qu’Internet s’accaparerait de la 1e ou de la 2e position en importance dans le classement des investissements publicitaires annuels par média (rappelons qu’Internet est le 3e média en importance en termes d’investissements publicitaires au Canada, après la télévision et la presse écrite mais avant la radio et tout le reste, en comparant les données du IAB Canada, de PMB, NADbank et BBM).

J’aime que les annonceurs se fassent l’avocat du diable en questionnant mes stratégies interactives: ça me permet de leur démontrer avec plus de détails pourquoi l’Internet est un must pour eux. J’aimerais simplement qu’ils soient tout autant exigeants avec les autres médias. Légitime, non ?